Affaire Pape C. Diallo : ce que prévoit la justice pour éviter toute contamination en milieu carcéral
La détention face au risque de contamination du VIH
Au-delà des qualifications pénales retenues contre Pape Cheikh Diallo, Djiby Dramé et Cie, la question de la gestion sanitaire en milieu carcéral se pose avec acuité. D’après les sources de L'OBS, l’option privilégiée par le parquet serait de soumettre les personnes porteuses du VIH à un traitement médical approprié, dans un cadre contrôlé, afin de rompre toute chaîne de contamination, aussi bien entre détenus qu’à l’égard du personnel pénitentiaire.
Cette démarche s’inscrirait dans les obligations de l’État en matière de santé publique et de droits humains. La prise en charge médicale des personnes détenues étant un principe reconnu, indépendamment des infractions reprochées. Il s’agirait notamment, selon les informations recueillies, d’envisager des mesures d’isolement sanitaire encadrées, strictement à des fins thérapeutiques, et non disciplinaires, dans le respect de la dignité humaine et de la confidentialité médicale.
Toutefois, cette orientation judiciaire pourrait se heurter à de fortes pressions, dans un contexte où l’affaire suscite une vive réaction au sein de l’opinion publique. Un climat qui pourrait compliquer la mise en œuvre de solutions équilibrées, conciliant impératifs de justice et sécurité sanitaire. En attendant, il convient de rappeler que les personnes interpellées demeurent, à ce stade, présumées innocentes, l’enquête étant toujours en cours et les faits devant être appréciés souverainement par la justice.