Le Premier ministre Al Aminou Lô a interpellé le parti Pastef-Les Patriotes sur son approche de la communication avec les médias. Lors d’une conférence de presse tenue dimanche 25 octobre 2026, le chef du gouvernement a appelé Ousmane Sonko et ses camarades à permettre aux journalistes de poser librement leurs questions lors de leurs rencontres avec la presse. Cette sortie fait suite à l’annonce par Pastef d’un rendez-vous avec les médias, prévu le même jour, dans un contexte de désaccords autour du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026.
Un appel à une communication ouverte
Au cours de son intervention, Al Aminou Lô a insisté sur la nécessité de privilégier les échanges directs avec les journalistes plutôt que de se limiter à des déclarations sans possibilité de questions. Il a ainsi invité les responsables de Pastef à ouvrir le micro aux professionnels des médias présents lors de leur rencontre. « Pour la transparence dans les narratifs, je voudrais solennellement leur demander d’ouvrir le micro aux journalistes qui assisteront à ces rencontres, comme le gouvernement l’a fait », a déclaré le Premier ministre. Dans la continuité de cet appel, le chef du gouvernement a demandé au parti de revoir le format de son rendez-vous avec la presse, en privilégiant une conférence de presse permettant aux journalistes d’interroger les responsables politiques et de demander des éclaircissements sur leurs positions. « Je voudrais les appeler solennellement à transformer leur point de presse en conférence de presse. Comme ça, ce ne sera pas un sens unique », a-t-il insisté.
Le droit aux questions au cœur du débat
À travers cette interpellation, Al Aminou Lô défend une communication gouvernementale fondée sur la possibilité, pour les journalistes, de questionner directement les autorités sur leurs décisions et leurs orientations. Il estime que cette démarche répond également à une attente des Sénégalais, qui souhaitent obtenir des explications sur les questions d’intérêt public. « Le gouvernement a décidé d’ouvrir, de donner la parole aux journalistes, puisque c’est cela que les Sénégalais nous demandent, et non un message à sens unique », a-t-il conclu. Cet appel intervient alors que les relations entre le gouvernement et Pastef sont marquées par des divergences autour de la LFR 2026. Le groupe parlementaire du parti a refusé d’adopter le texte en commission, tandis que le gouvernement défend la nécessité de réviser le budget pour tenir compte des contraintes économiques et financières.