Il n'y a pas que la Direction de l’automatisation des fichiers (Daf) qui a été hackée. Alors que la structure peine à «panser ses plaies», après une cyberattaque ayant forcé la suspension nationale de la production des cartes d’identité, la société Senum Sa, bras armé de l’informatisation de l’État, aurait également été ciblée par des pirates.
Cette structure, créée fin 2021 pour succéder à l’Agence de l’informatique de l’État (ADIE), a ironiquement pour mission centrale de «mettre en œuvre la politique d’informatisation de l’État ainsi que de gérer ses infrastructures numériques». Le fait qu’elle ait été compromise suggère une offensive coordonnée ou, à tout le moins, une exploitation systématique des failles de sécurité au plus haut niveau de l’administration.
Pour l’heure, renseigne L'OBS, qui donne la nouvelle, un flou persiste sur l’étendue exacte des dégâts au sein de Senum Sa et les possibles liens entre les deux attaques. Les enquêteurs de la Cybersécurité ont désormais la lourde tâche de démêler cet écheveau, de déterminer l’origine des pirates, leurs motivations et l’éventuelle exfiltration de données sensibles. Alors que la Daf tente de rétablir ses services, toute l’attention se porte désormais sur les conclusions de l’enquête, qui devront identifier les responsabilités et, surtout, prévenir la répétition d’un tel scénario catastrophe.