Dans sa déclaration, Kilifeu n’a pas seulement réagi à son limogeage. Il a également élargi son propos à la situation politique nationale, en évoquant notamment le rôle du Premier ministre Ousmane Sonko qu'il qualifie de "personne véridique". Adoptant une posture mesurée, l’artiste a tenu à reconnaître certaines qualités à ce dernier, qu’il décrit comme un homme attaché à la vérité. Toutefois, il a pris soin de préciser qu’il ne s’inscrivait dans aucune logique de soutien aveugle. Selon lui, seule l’action concrète du gouvernement permettra d’apprécier la portée réelle des engagements annoncés.
Par cette position, Kilifeu se place en observateur engagé mais indépendant, refusant toute forme d’alignement automatique avec les figures du pouvoir. Une manière pour lui de réaffirmer son identité d’activiste, attaché avant tout à ses convictions. Il affirme toutefois qu’il ne cédera à aucune forme d’intimidation et qu’il poursuivra l’expression libre de ses positions, y compris lorsqu’elles se veulent critiques. Se présentant comme « un homme libre », l’ancien président du Conseil d’administration conclut en réitérant son engagement à servir le pays, en dépit du contexte actuel.