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Avec sa meute de chiens, le boucher contraignait des mineurs à des actes contre-nature

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Les faits ont eu lieu à Thiaroye. Ndiassé Diop, à l'aide d'une meute de chiens, traînait ses jeunes victimes à la plage pour les violer.
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​«Si tu cries, je te livre aux chiens»

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Les victimes du boucher sont des jeunes âgés de 13 à 14 ans Ndiassé Sow, écroué depuis le 30 août 2022, a offert le visage d’un homme qui semble ne plus jouir de la totalité de ses facultés mentales..Son mode opératoire était rodé et terrifiant. Le boucher rôdait la nuit, souvent entre 1 heure et 2 heures du matin, toujours flanqué de ses chiens. Sous prétexte de lui tenir compagnie ou sous la contrainte, il entraînait les enfants dans le noir des filaos ou sur la grève déserte.

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Ce que révèlent les certificats médicaux

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C’est là que le piège se refermait : l’accusé utilisait ses animaux pour paralyser les garçons de frayeur. A. N, 14 ans, est l’une de ses victimes. Il raconte, dans des propos repris par L'OBS : «Il promenait son chien et m’a proposé de l’accompagner. Arrivés à la plage, il m’a forcé à me déshabiller, m’a traîné dans l’eau et m’a sodomisé. En me laissant sur le terrain de football, il m’a menacé de me livrer à ses chiens si je parlais.»

Même calvaire pour M. S (14 ans) et S. S (13 ans), surpris près d’une salle de jeux pendant le mois de Ramadan, ou encore pour le jeune B. S, tous contraints de subir les assauts du boucher sous la menace constante d’être dévorés par la meute. Les certificats médicaux sont sans appel : tous présentent des lésions et fissures anales confirmant la matérialité des violences subies.​Face à ce tableau sombre où la perversion se mêle à la cruauté, le Ministère public n’a laissé aucune place au doute.

Rejetant fermement la thèse de la folie, le Procureur de la République a remis les faits dans leur contexte méthodique. «Bien que son attitude à la barre laisse penser à un aliéné mental, Ndiassé Sow avait pleine conscience de ses actes au moment des faits», lâche le ministère public. Il rapporte que l’accusé choisissait délibérément l’obscurité, l’isolement des filaos et l’usage de ses chiens pour instaurer un climat de terreur afin de réduire ses victimes au silence.

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Retenant le cumul idéal d’infractions d’une extrême gravité - viols, pédophilie, actes contre nature et attentats à la pudeur sous la contrainte -, le maître des poursuites a requis une peine exemplaire de 20 ans de réclusion criminelle. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré et rendra son verdict le 4 août prochain.

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