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Une enquête menée par le magazine « 60 millions de consommateurs » met en cause la toxicité de vingt produits parfumés d'intérieur, encens en tête. Substances cancérogènes, particules fines et allergènes s'invitent dans nos foyers au nom du bien-être.
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Un geste banal, répété chaque jour dans des millions de foyers : allumer une bougie parfumée, brûler un bâton d'encens, presser la gâchette d'un spray désodorisant... Ce rituel du quotidien, censé apaiser l'atmosphère d'un intérieur, cache pourtant une réalité chimique que le magazine 60 millions de consommateurs a choisi de documenter dans son édition de fin septembre 2025.

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L'encens, produit le plus problématique

Sur les cinq catégories de produits examinées, l'encens ressort comme la source la plus préoccupante pour la santé respiratoire. L'association pointe la libération de microparticules et de substances chimiques, au premier rang desquelles le formaldéhyde, un composé classé cancérogène par la communauté scientifique.

Ce constat rejoint une alerte publiée en 2024 par l'American College of Allergy, Asthma and Immunology, citée par le site MNPAF : la combustion de l'encens génère, par gramme brûlé, davantage de particules que celle d'une cigarette, avec des conséquences qui vont des maux de tête aux troubles respiratoires, en passant par les réactions allergiques.

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Des sprays et diffuseurs loin d'être anodins

Les sprays désodorisants n'échappent pas non plus à l'examen. Selon 60 millions de consommateurs, ils contiennent, à des doses certes réduites, des composés eux aussi susceptibles de favoriser l'apparition de cancers. Les diffuseurs à bâtonnets ou électriques apparaissent comme les options les moins problématiques du classement, sans pour autant obtenir un satisfecit total.

Le recours aux huiles essentielles, souvent perçu comme une alternative plus saine, n'offre pas davantage de garantie. Sylvie Metzelard, rédactrice en chef de 60 millions de consommateurs, explique que leur oxydation produit des terpènes, qualifiés de « très irritants et allergisants ». Elle ajoute un rappel de méthode qui vaut pour l'ensemble de ces produits : le naturel ne garantit pas l'innocuité.

Une demande de transparence sur les étiquettes

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Face à ces résultats, l'association réclame l'affichage systématique des risques sanitaires sur les emballages des produits parfumés d'intérieur, une information aujourd'hui absente de la plupart des étiquettes. En attendant une éventuelle évolution réglementaire, la recommandation formulée auprès des consommateurs reste simple : aérer son logement à chaque utilisation de ces produits, qu'il s'agisse d'une bougie, d'un bâton d'encens ou d'un spray.

Certains utilisateurs interrogés par Europe 1 disent hésiter à renoncer totalement à ces habitudes. Ils ont ajusté leurs pratiques. L'une d'elles évoque la possibilité de continuer à utiliser un purificateur d'air en veillant à ouvrir les fenêtres, tandis qu'une autre envisage de se tourner vers des alternatives à base d'huiles essentielles, sans exclure que celles-ci comportent elles aussi des limites. 

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