Un examen budgétaire sous tension
Le rejet de la LFR 2026 ouvre une nouvelle séquence de discussions entre le gouvernement et l’Assemblée nationale. Ce jeudi 5 novembre, Cheikh Diba retrouve les députés à l’occasion de l’examen du projet de loi de finances initiale pour l’exercice 2027. Les travaux en commission, programmés du 5 au 14 novembre, seront consacrés à la présentation des grandes orientations budgétaires de l’État. Le ministre devra notamment apporter des éclairages sur les prévisions de recettes, le niveau de la dette publique et les allocations budgétaires destinées aux différentes institutions publiques. Parmi les budgets examinés figurent ceux de la Présidence de la République, de l’Assemblée nationale et de la Primature. La question des fonds spéciaux de la Présidence pourrait également susciter des discussions particulièrement sensibles entre le gouvernement et les parlementaires de la majorité Pastef.
La commission des Finances réclame le retrait du projet
Au-delà des échanges attendus en commission, le dossier connaît déjà un premier développement institutionnel. Selon Les Échos, le président de la Commission des finances et du Contrôle budgétaire, Alphonse Mané Sambou, a adressé une correspondance officielle au ministre Cheikh Diba, le 3 novembre dernier. Dans cette lettre, il demande le retrait du projet de budget 2027 ainsi que sa révision préalable. Une démarche motivée par les conséquences du rejet de la LFR 2026 sur les équilibres retenus lors de l’élaboration du prochain budget.
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Des hypothèses macroéconomiques remises en question
Pour la Commission des finances, le rejet de la loi de finances rectificative remet en cause les hypothèses macroéconomiques ayant servi de fondement à la préparation du projet de LFI 2027. Elle estime ainsi qu'un réexamen global des prévisions s'impose avant la poursuite de la procédure parlementaire. Les recettes attendues, les dépenses programmées, les projections de déficit et les mécanismes de financement de l’État figurent parmi les éléments concernés. Cette exigence de révision place désormais Cheikh Diba face à un nouvel exercice de justification devant les députés. L’examen du budget 2027 pourrait ainsi dépasser le cadre habituel des discussions financières pour devenir un véritable bras de fer institutionnel autour de la cohérence des choix budgétaires du gouvernement.