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Charlatanisme et escroquerie : un sexagénaire délesté de 8,6 millions FCFA à Thiès

Poursuivi pour escroquerie portant sur 8 millions 600 mille FCFA, un homme présenté comme marabout a comparu devant le tribunal de Thiès. Les faits reposent sur des transferts d’argent répétés et des pratiques mystiques contestées à la barre.
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Le tribunal de Thiès a examiné une affaire d’escroquerie présumée sur fond de charlatanisme, portant sur un montant estimé à 8,6 millions de FCFA. Le prévenu, présenté comme marabout, a comparu pour répondre des accusations formulées par un plaignant âgé d’environ 60 ans. Selon les éléments exposés à l’audience, l’affaire aurait débuté par un appel téléphonique. Le mis en cause aurait progressivement mis en confiance sa cible, lui promettant des solutions à divers problèmes personnels.

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Au fil des échanges, la victime aurait effectué plusieurs transferts d’argent, notamment via un compte mobile money, pour un total évalué à 8 millions 600 mille FCFA. Saisie d’une plainte, la police a ouvert une enquête. D’après le procès-verbal évoqué à la barre, les enquêteurs auraient découvert au domicile du prévenu un sac contenant divers objets présentés comme destinés à des pratiques mystiques. Au cours des débats, il a également été question de rituels impliquant l’immolation d’un coq, des éléments que l’accusation estime révélateurs du stratagème mis en place. À la barre, le prévenu a contesté les faits.

Tribunal de Thiès
Tribunal de Thiès
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Il a nié avoir perçu les fonds incriminés sur son compte Wave, soutenant que les transactions auraient été adressées à un tiers identifié sous le nom de Malick Dème. Il a par ailleurs affirmé que les objets saisis ne lui appartenaient pas et qu’ils lui auraient été attribués à tort. Des explications rejetées par la partie civile. Le plaignant a maintenu avoir été en contact avec une seule et même personne, même si, selon lui, son interlocuteur changeait de voix lors des conversations téléphoniques. Dans son réquisitoire, le procureur de la République a requis une peine d’un an d’emprisonnement ferme. Prenant la parole en dernier, le prévenu a sollicité la clémence du tribunal, invoquant sa qualité de père de famille. L’affaire a été mise en délibéré. Le jugement sera rendu à une date ultérieure.

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