Confessions bouleversantes d'un mannequin : "Je ne voulais pas vivre après 45 ans"
"Je demandais à Dieu de me prendre plus tôt..."
"J’ai toujours été une personne qui se demandait ce que je faisais dans ce monde. Pourtant, je suis encore là. Je demandais très souvent, en larmes, à Dieu quand je priais, de me prendre plus tôt. Je ne voulais pas vivre au-delà de 45 ans. Aujourd’hui, j’ai 43 ans, si je dois mourir dans deux ans, est-ce que j’aurais été utile à la société. Et le départ de Halima Gadji, c’était la claque."
"Je ne souhaitais pas me marier. Aujourd’hui, je suis à quatre mariages"
"J’ai tellement demandé de choses folles à cause de la société. Quand j’étais enfant, ma mère m’a une fois donné une baffe, parce que je lui disais que, lorsque je serais grande, je ne souhaite pas me marier. Aujourd’hui, je suis à quatre mariages. Cela veut dire que nous ne sommes pas maîtres de nos destins. Maintenant, j’accepte qu’il faut croire en Allah, en l’univers et au destin. Ce qu’il adviendra demain, si je vais accomplir de grandes choses, je ne le sais pas. Tout ce que je peux faire, c’est dans le présent. Car, le présent, comme son nom l’indique, reste un présent, un cadeau."Je vais faire en sorte que mon art puisse m’aider à offrir ce cadeau-là, à quelqu’un qui veut renaître. Ça tombe un 8 mars et j’ai décidé que tous les ans, à cette date, je vais m’offrir un cadeau. Je suis une personne qui ne reçoit pas beaucoup de cadeaux, les gens pensent que je ne manque de rien. Si jamais, je ne suis plus là, d’autres pourront prendre ce cadeau. "
"Il y a pire ! Il faut s’avoir accepter de guérir, de se relever, accepter de renaître. Si à chaque fois qu’on tombe, on ne peut pas se relever, à quoi sert la vie ? Pendant longtemps, j’ai montré que j’étais une femme forte, je suis décrite comme telle. J’ai accepté, pendant 42 ans, de faire ce que la société me dictait. J’ai une vision et c’est celle-là que je veux porter désormais. Et à chaque fois qu’il fallait pleurer, je m’enfermais dans ma chambre pour crier un bon coup. Le jour où j’ai compris que mes différents divorces n’étaient pas forcément la faute aux autres, que j’avais un problème à solutionner, que je devais guérir de quelque chose, c’est ce jour-là que j’ai su ce qu’il fallait faire."