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Saly : une mannequin arrêtée pour vol à la villa du fils d'un célèbre guide religieux

femme-prison-arrestation
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Une femme de 24 ans se présentant comme mannequin capverdienne, a été interpellée et mise sous mandat de dépôt. Elle est poursuivie pour vol à la villa du fils d'un célèbre dignitaire religieux.
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Le 2 février, aux environs de 11h45, le gérant d’une villa de la résidence Marina Saly, P. M. Dièye, a conduit au commissariat de Saly-Portudal une femme nommée B. Sylva, suspectée d’avoir dérobé du mobilier dans cette propriété. Ce qui rend ce cas particulier, c’est l’identité du propriétaire lésé : la villa appartient à l’un des fils de l’actuel khalife général des Tidjanes.

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arrestation femme
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Deux tables à manger, huit chaises, un canapé, une cuisinière et un micro-ondes volés

D'après le récit de L'OBS, l’alerte a été donnée dans la matinée par une architecte chargée de travaux de réfection dans la villa, inquiète de ne pas trouver des mobiliers en place. Le gérant, prévenu par téléphone, s’est immédiatement rendu sur place. Le constat est sans appel : deux tables à manger, huit chaises, un canapé, une cuisinière et un micro-ondes avaient disparu. Une fouille rapide dans le périmètre de la résidence permet de retrouver une partie du butin, à l’exception de la cuisinière et du micro-ondes, dans une villa voisine, inhabitée et en mauvais état. L’enquête s’est rapidement concentrée sur le personnel de sécurité.

tribunal mbour
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Un vigile de service, M. Bockarie, a déclaré aux policiers qu’aux alentours d’une heure du matin, il avait entendu des chiens aboyer. En se dirigeant vers le bruit, il avait aperçu B. Sylva en train de déplacer un canapé. Elle lui aurait alors affirmé habiter sur place, ce qui avait dissipé ses soupçons au point qu’il l’aurait même aidée à transporter le meuble. Confrontée à ces faits, la mise en cause, qui se présente comme mannequin d’origine capverdienne de passage à Saly, a fourni une version des événements qui implique un mystérieux complice.

Les aveux de la mannequin voleuse

Elle affirme avoir fait la connaissance, peu de temps auparavant, d’un homme qu’elle nomme «Papiss». Celui-ci l’aurait invitée, le 1er février, à le rejoindre à la résidence Marina. Après avoir été initialement refoulée à l’entrée par le vigile, «Papiss» serait venu la chercher pour l’introduire dans la villa. Elle raconte avoir passé quelques heures avec lui avant qu’il ne lui propose d’aller dans une auberge, ce qu’elle aurait refusé. L’homme serait alors sorti et l’aurait appelée plus tard pour lui demander de déplacer un canapé vers une autre villa, ce qu’elle aurait fait. La soirée se serait poursuivie par une consommation d’alcool avant qu’elle ne s’endorme, pour se réveiller le lendemain matin accusée de vol par le vigile.

police pulsse
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Son récit, jugé peu convaincant et parsemé d’incohérences par les enquêteurs, ne l’aura pas sauvée d’une présentation au parquet. Placée en position de garde à vue dans les locaux du commissariat urbain de Saly Portudal, elle a été, hier, au terme de sa durée légale de garde à vue, déférée au parquet de Mbour où un mandat de dépôt lui a été décerné. La police a lancé des recherches pour retrouver le fameux «Papiss», présenté comme le commanditaire présumé.

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