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Criminalité internationale : 21 fugitifs recherchés par la France repérés au Sénégal

Le Sénégal figure parmi les pays où se trouvent des fugitifs recherchés par la justice française. Selon une note policière française consultée par l’AFP, 21 personnes faisant l’objet de recherches pour diverses infractions ont été localisées sur le territoire sénégalais.
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Le Sénégal apparaît dans la liste des principales destinations de refuge de fugitifs recherchés par les autorités judiciaires françaises. D’après une étude réalisée par la Brigade nationale de recherche des fugitifs (BNRF) de l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO), 21 fugitifs recherchés par la France se trouvent actuellement au Sénégal. Ces personnes sont notamment recherchées pour des faits liés au trafic de stupéfiants, à la criminalité organisée, aux violences aux personnes ainsi qu’aux infractions économiques et financières.

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Le Sénégal parmi les pays concernés

Le Royaume-Uni arrive en tête des pays cités dans cette catégorie avec 34 fugitifs localisés, devant le Sénégal avec 21 et les États-Unis avec 20. La Serbie et la Thaïlande comptent chacune 17 personnes recherchées. À l’échelle mondiale, le Maroc, l’Algérie, Israël, la Tunisie, les Émirats arabes unis et la Turquie apparaissent comme les principales destinations identifiées par les enquêteurs français. La BNRF a établi son analyse à partir de l’examen de 3 600 notices rouges diffusées par Interpol, croisé avec une liste de pays considérés comme susceptibles d’accueillir des personnes recherchées par la justice française.

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Le trafic de drogue en tête des recherches

Selon les données recueillies, le Maroc constitue la première destination identifiée, avec 218 fugitifs, suivi de l’Algérie avec 124, d’Israël avec 87, de la Tunisie avec 59, des Émirats arabes unis avec 48 et de la Turquie avec 41. Les infractions à l’origine des recherches varient selon les pays. Au Maroc, près de la moitié des fugitifs concernés sont recherchés pour des affaires de trafic de stupéfiants. Les Émirats arabes unis et Israël sont davantage associés aux recherches liées à la criminalité économique et financière.

Une coopération internationale jugée essentielle

L’étude souligne les difficultés auxquelles sont confrontées les autorités françaises lorsqu’un fugitif se trouve à l’étranger. La distance, les différences entre les systèmes judiciaires, les relations diplomatiques ou encore les capacités variables de coopération peuvent compliquer les procédures d’interpellation et d’extradition. Les enquêteurs français insistent ainsi sur la nécessité d’une coopération étroite et rapide avec les services de police et de justice des pays concernés. La localisation d’un fugitif constitue en effet la première étape d’une procédure qui peut ensuite conduire à son arrestation et, le cas échéant, à son extradition vers la France. L’étude précise toutefois que ses résultats présentent les grandes tendances observées et ne prétendent pas à l’exhaustivité. Les personnes recherchées pour des faits de terrorisme ont notamment été exclues de cette analyse, cette compétence relevant d’autres services spécialisés français.

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