Créer de la richesse dans le secteur de l’économie bleue. C’est le sens de l’atelier de la stratégie de mobilisation de ressources pour le financement de l'économie bleue qui se tient les 4 et 5 mars 2026 à Dakar. La rencontre, qui va durer deux jours, réunira une soixantaine d’experts et de participants issues principalement du secteur de l’économie bleue, comprenant des représentants d’administrations sectorielles, d’organisations professionnelles, de chercheurs et d’ONG intervenant dans les domaines de la pêche, du transport et de la logistique maritime, ainsi que des énergies renouvelables.
L’objectif de l’atelier est d’entreprendre la revue technique et la validation de la version provisoire du document relatif à la stratégie de mobilisation des ressources pour le financement de l’économie bleue au Sénégal. De manière spécifique, il s’agit d’enrichir le projet de document de la stratégie y compris son programme d’actions prioritaires (PAP) et ses instruments de suivi-évaluation de la mise en œuvre. Ce n’est pas tout. Les experts vont échanger et consolider les projets prioritaires identifiés dans le document de stratégie et s’accorder sur les besoins de financement ainsi que le schéma de financement.
Mieux encore, il sera question d’examiner et de valider la stratégie de mobilisation de ressources et de valider le plan d’actions prioritaires quinquennal y compris les instruments de suivi-évaluation de la mise en œuvre. A l’issue de l’atelier, il est attendu l’identification des projets prioritaires identifiés dans le document de stratégie sont enrichis et consolidés et la finalisation des besoins de financement.
Afrique : Un fort potentiel en économie bleue, mais peu exploité
Disposant de 38 États côtiers et insulaires et d'un littoral de plus de 47 000 km, l'Afrique possède un fort potentiel en économie bleue, encore peu exploité. La valorisation des activités économiques liées aux ressources des océans, des mers et des lacs en Afrique constitue un immense potentiel de contribution à la durabilité de la croissance économique inclusive, par un accroissement de la compétitivité économique et la diversification des exportations de la région ainsi que la création d’opportunités d’emploi.
D’où la nécessité de la prise en compte de l’économie bleue dans le contexte de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Ce vaste marché que constitue la ZLECAf permettra aux économies africaines de croître à un rythme remarquable. L’un des éléments déterminants de la réalisation de l'objectif ambitieux de la ZLECAf sera sans doute l’économie bleue.
Aujourd’hui, la prise en compte de l’économie bleue est devenue un impératif du fait de l’élargissement de son champ de développement économique et social. En effet, en plus des secteurs traditionnels comme la pêche, le transport maritime, la construction de ports et le tourisme, l’économie bleue propose un développement économique grâce à la technologie, au capital financier et aux nouveaux marchés à travers les nouveaux secteurs comme les énergies renouvelables, le pétrole et le gaz, l’exploitation minière en eaux profondes, la biotechnologie, la conservation de la biodiversité, les câbles sous-marins et la mariculture.
L’économie bleue : un levier de développement durable
Pour ce qui est du Sénégal, il dispose d'un vaste espace maritime et fluvial offrant de nombreuses opportunités d'investissement, ainsi qu'un large éventail d'activités liées à l'économie maritime. En effet, le pays est doté d’une façade maritime de près de 700 km et est parcouru par le fleuve Sénégal d’une longueur de 1800 km couvrant une superficie d’environ 300 000 km2.
Ainsi, la mise en œuvre d’une stratégie nationale dédiée au financement de l’économie bleue, porte en elle un potentiel de création d’emplois, d’innovations ou encore de durabilité environnementale, est opportune pour permettre au Sénégal de tirer le meilleur parti du renforcement des échanges intra-africains. C’est dans cette perspective que la Communauté économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) accompagne le Sénégal dans l’élaboration d’une stratégie de mobilisation de ressources pour le financement de cette branche importante de notre économie.