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Liberté de la presse : le Sénégal recule et se classe à la 78e place sur 180 pays

Selon le classement mondial de la liberté de la presse 2026 publié par Reporters sans frontières (RSF), le Sénégal occupe la 78e place sur 180 pays. Avec un score de 58,11, le pays se positionne au 17e rang africain.
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Reporters sans frontières (RSF) vient de publier son rapport 2026 sur la liberté de la presse dans le monde. Pour la première fois dans l’histoire du Classement mondial de la liberté de RSF, plus de la moitié des pays du monde sont en situation “difficile” ou “très grave”. En 25 ans, le score moyen de l’ensemble des pays étudiés n’a jamais été aussi bas. Le développement d’un arsenal législatif de plus en plus restrictif, notamment lié aux politiques de sécurité nationale, vient, depuis 2001, éroder le droit à l’information, jusque dans les démocraties. L’indicateur légal est celui qui baisse le plus cette année, signe d’une criminalisation croissante du journalisme.

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Liberté de la presse
Liberté de la presse

Des cinq indicateurs qui permettent de mesurer l’état de la liberté de la presse dans le monde (économique, légal, sécuritaire, politique, social), celui du cadre légal est celui qui baisse le plus cette année. Les États-Unis (64e) perdent sept places tandis que d’autres pays américains, tels que l'Équateur et le Pérou, plongent. La Norvège est, pour la dixième année consécutive, en tête du classement, tandis que l’Érythrée est en fin de classement depuis trois ans.  La Syrie (141e) post-Assad effectue la remontée la plus importante du classement en 2026 (+ 36).

Le score moyen au plus bas en un quart de siècle

Depuis 25 ans que RSF publie le Classement mondial de la liberté de la presse, la liberté de la presse se dégrade et la carte s’assombrit. Les journalistes sont toujours tués ou emprisonnés en raison de leur travail, mais les tactiques de prédation de la liberté de la presse muent : c’est aussi le journalisme qui se meurt, asphyxié par une parole politique hostile aux reporters, fragilisé par une économie des médias en berne et pressurisé par l’instrumentalisation de lois contre la presse.

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Pour la première fois en un quart de siècle, le score moyen global de l’ensemble des pays étudiés n’a jamais été aussi bas ; plus de la moitié des pays du monde (52,2 %) sont en situation “difficile” ou “très grave” alors qu’ils n’étaient qu’une infime minorité (13,7 %) en 2002 ; en 2002, 20 % de la population mondiale vivait dans un pays où la situation de la presse était perçue comme “bonne”. Vingt-cinq ans plus tard, moins de 1 % de la population mondiale bénéficie de cette bonne situation.

Presse sénégalaise
Presse sénégalaise

Après une remontée à la 74e place en 2025, le Sénégal se classe 78e sur 180 pays en 2026, indiquant une légère fluctuation. Le pays avec un score de 58,11, se positionne au 17e rang africain. Ce basculement symbolise un resserrement tangible de l’espace médiatique. Sur le terrain, les signaux d’alerte se multiplient.

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