Depuis 2023, la petite cantine située en face de la mairie de Thiaroye-Gare était devenue un lieu de rendez-vous incontournable. Hommes et femmes s'y pressaient discrètement pour se procurer des produits mystérieux. À la tête de ce commerce florissant, relate L'OBS, deux hommes: I. Dione, le propriétaire, et M. Dramé, le gérant. Leur spécialité ? Des produits contrefaits censés transformer le corps. Pour les femmes, des huiles présentées comme capables de grossir les seins, les hanches et les fesses.
Pour les hommes, des aphrodisiaques supposés booster les performances sexuelles. Le business marchait si bien que les produits s'écoulaient «comme des baguettes de pain». Les transactions se faisaient sous le manteau, en espèces, loin du regard des autorités. Ce succès tapageur a fini par attirer l'attention de la Bnlpc qui, après une série de recoupements, a débarqué à la cantine. Sur place, ils surprennent M. Dramé en train de conditionner des produits contrefaits. Interpellé, il a rapidement balancé son complice, révélant que le véritable propriétaire était son frère, I. Dione. Alerté, ce dernier s'est spontanément présenté sur les lieux, reconnaissant être l'exploitant depuis 2023.
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L'inventaire exhaustif réalisé par les enquêteurs a révélé l'ampleur du trafic: des boîtes d'huiles censées grossir les hanches, fesses et seins, des boîtes de sirops composés d'antihistaminiques, d'aphrodisiaques et d'anabolisants, des produits stockés sans respect des normes de conservation, et des médicaments vendus sans aucune prescription médicale. Les deux individus ont été placés en garde à vue pour, entre autres, exercice illégal de la profession de pharmacien, mise en danger de la vie d'autrui. À l'issue de l'enquête, I. Dione et M. Dramé ont été déférés au parquet.