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Reconnu coupable d’escroquerie, un homme de 66 ans a été condamné par le tribunal des flagrants délits de Diourbel après avoir abusé de la confiance d’une femme à qui il promettait maternité et prospérité financière par des pratiques mystiques.
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Le tribunal des flagrants délits de Diourbel a condamné Amadou Sow, âgé de 66 ans, pour escroquerie, dans une affaire mêlant promesses mystiques, abus de confiance et transferts d’argent répétés. Le prévenu a été reconnu coupable d’avoir soutiré près de 17 millions de FCFA à une femme mariée, Khady Ndiaye. Selon les éléments du dossier, les faits se sont déroulés au quartier Darou Tanzil, à Diourbel. La plaignante aurait fait la connaissance d’Amadou Sow alors que ce dernier cherchait un endroit pour effectuer sa prière. Touchée par sa requête, elle lui aurait offert l’hospitalité, lui servant notamment un repas et du lait. C’est dans ce contexte que le sexagénaire lui aurait proposé de la mettre en relation avec un supposé marabout, présenté comme capable de faire prospérer ses activités commerciales et surtout de lui permettre de concevoir un enfant de sexe masculin.

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Une promesse qui, selon la victime, s’est progressivement transformée en un mécanisme de sollicitations financières répétées. Khady Ndiaye affirme avoir effectué plusieurs remises d’argent, parfois sous pression et à des heures tardives, pour un montant total estimé à plus de 17 millions de FCFA. L’affaire a éclaté lorsque son mari a constaté un important déficit dans les finances du ménage, conduisant au dépôt d’une plainte auprès du procureur du tribunal de grande instance de Diourbel. À la barre, Amadou Sow a nié toute intention frauduleuse, soutenant qu’il n’était qu’un intermédiaire entre la plaignante et un marabout présumé du nom d’Alpha Sow. Il affirme n’avoir perçu qu’une somme de 15 000 FCFA dans cette affaire.

Tribunal de Diourbel
Tribunal de Diourbel
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Des explications rejetées par la partie civile, qui dénonce un système d’escroquerie bien organisé, fondé sur l’exploitation de la vulnérabilité et des croyances de la victime. Dans ses réquisitions, le parquet avait requis une peine d’un an de prison ferme assortie d’une amende de 100 000 FCFA, en s’appuyant sur les dispositions de l’article 379 du Code pénal relatif à l’escroquerie. Le tribunal a finalement relaxé le prévenu du chef de charlatanisme, mais l’a reconnu coupable d’escroquerie. Il a été condamné à deux ans de prison, dont un an ferme, ainsi qu’au paiement de 20 millions de FCFA à titre de dommages et intérêts en faveur de la victime.

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