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El Hadji Gorgui Wade Ndoye, journaliste, promoteur du gingembre littéraire : Ubuntiste par nature

Souvent, il met en lumière les intelligences du pays et de l’Afrique, du monde disons, dans les panels de la rencontre littéraire qu’il tient. Il arrive que les projecteurs soient dirigés vers lui lors d’invitations, à des émissions, par exemple. Lorsque ça arrive, on (re)découvre que lui, aussi, est une de ces lumières dont son pays et son continent peuvent être fiers.
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« Mon propos tient en un seul mot, et ce mot est Ubuntu ». C’est l’éminent Souleymane Bachir Diagne qui parlait ainsi. On lui avait alors demandé, comme on le fait toujours, d’apporter ses lumières aux débats du monde. Ubuntu, cette philosophie du « je suis parce que nous sommes », enseignée par le Sieur Diagne, est une manière de vivre incarnée par un autre Sieur. Ndoye, lui. Gorgui Wade, de Rufisque et de Genève, d’Afrique et du monde. Du « Sénégal éternel ». Il est ainsi un Ubuntiste. « Tu as tout dit quand tu as dit que tu ne peux pas imaginer ton avenir dans l'individualité et le gingembre littéraire est la consécration de ce cheminement, de votre programme pour donner plus de place à l'Afrique dans ce monde. Respect pour votre œuvre de bâtisseur ».

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Ce témoignage à lui destiné, par M. Abdoulaye Baba Biaye, après avoir suivi son intervention dans l’émission « Entre les lignes » de la RTS, décrit bien Gorgui Wade Ndoye. Et décrit bien cette fraternité philosophique Gorgui-Bachir, autant qu’elle décrit le combat mené par le seul journaliste ouest-africain accrédité à titre individuel auprès du Palais des Nations unies à Genève depuis 2000. Combat ubuntiste, pour ses frères du Sénégal et de L’Afrique.

M. Ndoye est entre deux mondes, des aires culturelles et est ainsi traversé par des questions qui ne manquent pas de taper dans l’esprit de celles et ceux qui vivent ici et là-bas. L’une d’elles : « est-ce que ce que nous sommes en train d’aller chercher est plus important que ce que nous sommes en train de perdre ou pas ? », a-t-il souligné, « Entre les lignes ». Ce qui est sûr, c’est que le promoteur du Gingembre littéraire croit fort à ce qu’il y a ici comme valeur, et à ceux qu’on a ici comme valeureux. On pourrait alors dire « enracinement ».

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Si. Mais « ouverture », aussi. Voilà donc un Ubuntu tout senghorien, que porte Gorgui Wade Ndoye, et que lui témoigne l’Ambassadeur Bocar Ly. Que peut-il en être d’autre, d’un humain de « nature très engagée, profondément enracinée, parfaitement ouverte, humaine, humaniste, tournée vers le vivre ensemble » ?

Le témoignage précédent suppose, aussi, une nature humaine de synthèse. Encore, que peut-il en être d’autre, d’un humain qui lui-même appelle à l’émergence d’une génération de « Sénégalais de synthèse » ? L’expression est de lui, et il l’a partagé avec les téléspectateurs qui ont bien voulu relire son personnage « Entre les lignes ». Cette génération de synthèse est Senghorien et Cheikh Antaiste et non Senghorien ou Cheikh Antaiste. Elle apprend de Bachir et de Boris, et n’oppose l’un à l’autre. Elle est d’ici et de la diaspora. Elle est, bien sûr, utile, donnatrice sans qu’on lui demande…

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