Le débat autour de l’éligibilité de Ousmane Sonko à une future élection présidentielle continue de susciter des réactions au sommet de l’État. Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a récemment apporté des précisions sur sa position, dans un contexte marqué par l’adoption de nouvelles dispositions du Code électoral. Interrogé sur cette question sensible, le Chef de l’État a tenu à relativiser l’enjeu, affirmant que l’éligibilité de son Premier ministre n’a jamais constitué, selon lui, une préoccupation majeure. Il a notamment rappelé que Ousmane Sonko avait été empêché de participer à la présidentielle de 2024 pour des raisons liées à son statut d’électeur, tout en soulignant que ce dernier avait par la suite pris part au vote et exercé des responsabilités électives.
Par ailleurs, Bassirou Diomaye Faye a exprimé des réserves quant à la procédure ayant conduit à la modification des articles L.29 et L.30 du Code électoral. Il a notamment évoqué son incompréhension face au recours à une procédure d’urgence par la majorité parlementaire, tout en reconnaissant la légitimité de celle-ci à faire adopter ses textes. Ces déclarations interviennent dans un climat politique marqué par des tensions croissantes autour de la réforme électorale. Le 28 avril, l’Assemblée nationale, dominée par le PASTEF, a adopté à une large majorité une révision du Code électoral. Le texte, soutenu par ses promoteurs, vise à clarifier les conditions d’inéligibilité et à limiter les exclusions politiques.