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En hiver, nos maisons deviennent-elles des pièges à polluants ?

On l’ignore souvent, mais l’air que nous respirons à l’intérieur de nos habitations peut être plus pollué que celui de l’extérieur. En période hivernale, lorsque les logements restent clos pour conserver la chaleur, cette pollution domestique s’intensifie. Des études récentes alertent sur les risques sanitaires liés à cette exposition prolongée et appellent à changer certaines habitudes pour mieux protéger sa santé au quotidien.
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Un danger discret au cœur de nos foyers

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Contrairement aux idées reçues, la pollution ne s’arrête pas aux portes des maisons. En hiver, le manque d’aération transforme les logements en espaces confinés où s’accumulent de nombreux polluants. Allergènes, substances chimiques et particules fines circulent dans l’air intérieur, souvent sans odeur ni signe visible. Ce phénomène concerne tous les foyers, qu’ils soient urbains ou ruraux, et touche particulièrement les habitations bien isolées.

Trois grandes familles de polluants

Les spécialistes distinguent trois sources majeures de contamination. Les polluants biologiques, tels que les bactéries, virus et moisissures, prolifèrent dans les environnements humides. Les composés chimiques, comme le formaldéhyde ou le monoxyde de carbone, proviennent des appareils de chauffage, des produits ménagers ou des matériaux de construction. À cela s’ajoutent les agents physiques, notamment le radon, l’amiante ou les poussières fines, dont l’impact reste largement sous-estimé.

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Quand l’air extérieur s’invite à l’intérieur

La pollution atmosphérique ne reste pas cantonnée aux rues. Les particules issues du trafic routier et des activités industrielles pénètrent dans les logements par les fenêtres, les fissures ou les systèmes de ventilation. Selon plusieurs études, près de la moitié des particules fines présentes dans les habitations proviennent de l’extérieur. À ces apports s’ajoutent les activités domestiques courantes : tabagisme, usage de cheminées, cuisson au gaz ou à la poêle, qui alourdissent encore la charge polluante.

Objets du quotidien et matériaux en cause

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Le mobilier et les équipements intérieurs jouent également un rôle. Meubles en panneaux agglomérés, colles, peintures et vernis émettent en continu des substances nocives, d’autant plus concentrées lorsque l’air circule peu. Certains appareils, comme les humidificateurs à ultrasons, peuvent diffuser des particules métalliques ou minérales lorsqu’ils utilisent de l’eau non filtrée, exposant particulièrement les enfants à des risques respiratoires.

Des conséquences sanitaires préoccupantes

Les effets sur la santé sont multiples : troubles respiratoires, maladies cardiovasculaires, aggravation de pathologies chroniques ou encore troubles anxieux. Les particules fines les plus petites, appelées PM2,5, sont capables de pénétrer profondément dans l’organisme et d’atteindre la circulation sanguine. Une exposition prolongée est associée à un risque accru de dépression, de maladies neurologiques et de mortalité prématurée, notamment chez les personnes âgées ou fragiles.

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Comment réduire les risques chez soi

Améliorer la qualité de l’air intérieur repose sur des gestes simples mais essentiels. Aérer son logement quotidiennement, même en hiver, reste l’un des moyens les plus efficaces. Il est également recommandé de vérifier les systèmes de ventilation, de limiter l’usage de produits parfumés ou chimiques, et d’entretenir régulièrement les appareils de chauffage. Contrôler le taux d’humidité, idéalement compris entre 40 % et 60 %, permet de freiner le développement des moisissures. Autant de réflexes qui, adoptés sur le long terme, contribuent à préserver la santé des occupants.

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