Ngor : 27 préservatifs, 2 jouets sexuels (...) saisis dans un salon de massage
Après l'affaire des présumés homosexuels, un réseau de proxénétisme à été démantelé à Ngor-Almadies par la Brigade des mœurs a mis au jour une affaire troublante à Ngor-Almadies. Cinq jeunes femmes de nationalité nigériane ont été interpellées pour association de malfaiteurs, traite de personnes, proxénétisme et complicité, ainsi que pour ouverture et exploitation d’un salon de massage sans autorisation, non-inscription au fichier sanitaire et social et détention et usage collectif de chanvre indien.
Elles se nomment Christianah Patrick Atanda (31 ans), Déborah Erica Joe (30 ans), Elizabeth Edet Daniel (39 ans), Annabel Chibuzor Aluma (28 ans) et Mariam Olamide Ojo (20 ans). Toutes déclarent exercer le métier de masseuses et sont domiciliées à Ngor-Almadies. Ensemble, elles ouvrent un salon de massage à Ngor, mais en réalité, l’enseigne, ouverte sans autorisation, était juste une société écran et cachait une maison de passe clandestine.
D'après L'OBS, l’affaire a éclaté après l’exploitation, par les enquêteurs, d’une alerte transmise par la Salle d’information et de commandement (SIC) de la Police nationale, basée au ministère de l’Intérieur. Selon les informations reçues, une jeune Nigériane avait appelé le numéro vert pour signaler qu’elle aurait été recrutée au Nigeria pour un emploi au Sénégal avant d’être contrainte à la prostitution par une compatriote installée à Dakar. Contactée par les policiers, la plaignante, Mariam Olamide Ojo, a confirmé ses déclarations. Elle affirme faire partie d’un groupe de quatre jeunes femmes employées par Christianah, présentée comme la tenancière d’un appartement de deux chambres, transformé en chambres de passe, où les clientes recevaient des clients imposés, les recettes étant encaissées par la suspecte.
Grâce à la géolocalisation, les enquêteurs ont localisé le groupe à l’appartement n°18, au 4ᵉ étage de l’immeuble Serigne Modou Bousso Mbacké, à Ngor. Sur place, ils ont surpris Christianah, Déborah et Elizabeth en train de fumer du chanvre indien. La perquisition a permis la saisie de plusieurs objets jugés compromettants : trois cornets de chanvre indien, 27 préservatifs dont sept déjà utilisés, un emballage vide de stimulant sexuel, un spray pour stimulation sexuelle, cinq flacons d’huile de massage, trois flacons de lubrifiant, deux jouets sexuels à usage féminin, 14 papiers de conditionnement ainsi que 11 gélules blanches semblables à de la cocaïne.
Interrogées par les enquêteurs, les mises en cause ont partiellement reconnu les faits qui leur sont reprochés. L’enquête se poursuit pour situer toutes les responsabilités dans ce dossier aux ramifications présumées de traite de personnes.