La famille de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Youssou Diagne au coeur d’un litige immobilier
D'après le récit de L'OBS, les faits remontent à septembre 2024. Des enfants de Youssou Diagne, dont A. Diagne et A. D. Diagne, venus des États-Unis après le décès de leur père en novembre 2022 pour les besoins de la succession, se sont rendus dans l’un des domiciles du défunt, accompagnés de leur oncle, M. L. Diagne et d’autres membres de la famille. Mais une vingtaine de personnes se sont heurtées au refus du vigile de les laisser accéder à la maison, occupée depuis par F. Ndiaye, veuve de Youssou Diagne.
Le bien immobilier estimé à 600 millions FCFA
Le bien immobilier constitue depuis lors la pomme de discorde entre la veuve et les héritiers. Ces derniers accusent F. Ndiaye de s’être frauduleusement approprié la maison. Le vigile, qui aurait reçu instruction de sa patronne de ne laisser entrer personne, leur a bloqué l’accès. La situation a rapidement dégénéré. Des membres de la famille, très remontés, auraient provoqué une scène de désordre, tandis que M. L. Diagne aurait tenté de forcer la porte principale. S’estimant offensée et victime de violences et voies de fait, F. Ndiaye a déposé plainte contre eux à la brigade de recherches de Saly Portudal.
Elle affirme que la maison lui appartient et dit détenir des documents administratifs l’établissant. À la barre, la veuve a également soutenu que le différend serait lié à son refus de se remarier avec son beau-frère, M. L. Diagne, après le décès de son époux. Selon elle, ce dernier chercherait depuis lors, avec certains héritiers, à la contraindre à céder le bien. Elle réclame le franc symbolique à titre de dommages et intérêts. Une version vivement contestée par les mis en cause, qui ont comparu libres.
Ces derniers soutiennent que F. Ndiaye n’aurait aucun revenu professionnel lui permettant d’acquérir une maison d’une telle valeur. Ils affirment qu’elle était à l’origine employée comme femme de ménage dans la demeure avant d’épouser Youssou Diagne et de devenir sa plus jeune épouse. Après les débats, le procureur de la République a requis l’application de la loi. Le juge a mis l’affaire en délibéré au 12 novembre 2026. En attendant, le bras de fer entre la veuve et les héritiers de l’ancien président de l’Assemblée nationale est loin de connaître son épilogue.