À la tête d’une bande de malfaiteurs présumés, W. Sakho, alias Ndioum avait fait des plages de Guédiawaye, entre Malibu et Gadaye, son quartier général. L’autoroute, les espaces fréquentés par les sportifs, les amateurs de marche et les promeneurs constituaient, selon les éléments de l’enquête repris par L'OBS, autant de lieux propices à ses opérations.
Son mode opératoire, relate L'OBS : repérer les victimes, attendre le moment de vulnérabilité et frapper. L’aube et la nuit étaient ses créneaux de prédilection. Un automobiliste immobilisé par une panne, un conducteur de moto isolé, un sportif absorbé par ses exercices ou un promeneur distrait, pouvaient se retrouver dans le viseur de la bande.
Une quinzaine de plaintes
Libéré avant la fin de sa peine, selon les informations recueillies, le colosse avait reconstitué son groupe et repris ses activités présumées. Les plaintes se sont alors accumulées, au point d’atteindre une quinzaine de dossiers entre le commissariat central et le poste de police de Wakhinane-Nimzatt. Sur les réseaux sociaux, les dénonciations ont également pris de l’ampleur. Un ressortissant européen a notamment publiquement accusé le lutteur de l’avoir agressé sur la VDN 3, ajoutant son témoignage à la liste des signalements visant le présumé chef de bande.
Le film de son arrestation
Connaissant particulièrement bien leur cible pour l’avoir déjà appréhendée à plusieurs reprises, les enquêteurs ont fini par le localiser à la cité Comico de Guédiawaye, son lieu de retraite présumé lorsqu’il n’est pas sur le terrain. Surpris sur place, W. Sakho n’a pas facilité la tâche aux policiers. Fidèle à sa réputation de lutteur, il leur a opposé une farouche résistance. Mais les hommes de la Brigade de recherches ont finalement réussi à le neutraliser et à le conduire de force dans leurs locaux.
Placé en garde à vue, le mis en cause a rapidement vu une dizaine de victimes présumées se présenter au poste de police. Objectif : procéder à sa reconnaissance et réactiver les plaintes déposées contre lui. D’autres plaignants sont encore attendus pour compléter le dossier. En attendant la fin des auditions et les éventuelles confrontations, W. Sakho devrait être maintenu en garde à vue jusqu’à mardi.