Le policier décédé dans l’accident de Farafégné est un enquêteur de la DIC
Une collision frontale entre un bus et un minicar de type «Cheikhou Cherifou» sur la route de Farafégné en terre gambienne, a causé la mort de sept personnes et 8 blessés dont 7 graves qui sont entre la vie et la mort.
Le policier était permissionnaire
Si l’identité des défunts reste encore à déterminer, on sait déjà qu’un policier qui travaillait à la Division des investigations criminelles serait parmi les victimes. L’homme était permissionnaire et revenait donc de Niaguis où il était parti voir sa famille. Les opérations de secours, menées dans une course contre la montre par les autorités gambiennes et sénégalaises mobilisées, ont rapidement tourné au recueillement. Les corps, méconnaissables pour certains, ont été extraits des débris et transportés vers l'hôpital de Banjul. Ils y attendent, dans la froideur anonyme d'une morgue, le lent processus d'identification avant de pouvoir rendre un dernier voyage à leurs familles, aujourd'hui plongées dans une douleur insondable.
«Les victimes sont toutes de nationalité sénégalaise»
«Les victimes sont toutes de nationalité sénégalaise», confirme une source proche du dossier, soulignant le caractère transfrontalier de ce deuil. Sur place, l'odeur de l'essence et de la poussière se mêle au sentiment d'horreur. Des effets personnels – un sac, une chaussure, un téléphone portable brisé – gisent épars, témoins muets de vies brutalement interrompues. Des militaires gambiens sécurisent la zone, tentant de préserver un semblant de dignité au milieu du chaos.
«C'est un accident très grave qui n'a laissé personne indifférent, surtout à Ziguinchor et dans le milieu du transport», ajoute la source de L'OBS. Si une enquête a été ouverte, les premières constatations parlent d'elles-mêmes. La combinaison «Cheikhou Cherifou/ virage, connu pour être dangereux, a une fois de plus réclamé son tribut.