Le Sénégal enregistre une économie budgétaire de 5 % grâce aux swaps, selon Cheikh Diba
Le gouvernement sénégalais met en avant les résultats de sa stratégie de financement basée sur les mécanismes dits de « swaps », notamment les Total Return Swaps (TRS). Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a expliqué que ces instruments ont permis au pays de réduire significativement le coût de sa dette. « Comparé aux Eurobonds, dont les taux auraient atteint 11 % à 12 % en 2025, cet instrument offre un financement à 7 %, soit un écart qui génère une économie budgétaire estimée à 5 %» a-t-il martelé.
En effet, sur ces marchés internationaux, les taux d’intérêt auraient oscillé entre 11 % et 12 % pour l’année 2025. Ce différentiel représente, d’après le ministre, une économie budgétaire estimée à près de 5 %. « Ces mécanismes nous offrent des conditions nettement plus favorables tout en permettant une gestion maîtrisée des risques », a-t-il souligné, insistant sur la pertinence de ce choix stratégique dans un contexte financier international marqué par des taux élevés. Face aux critiques évoquant un manque de transparence, le ministre a tenu à rassurer l’opinion publique. Il a affirmé qu’aucune disposition cachée n’était liée à ces opérations.
« Il n’y a ni condition contraignante ni passif dissimulé », a-t-il déclaré, précisant que l’ensemble des montants mobilisés est dûment enregistré dans les statistiques officielles relatives à la dette publique. Cheikh Diba a également insisté sur le fait que ces mécanismes n’impliquent aucune mise en garantie des biens de l’État. « Aucun actif public n’a été engagé dans ces opérations », a-t-il assuré.