Liberté 5 / Mort par overdose après une soirée "drogue" : ce qui s'est réellement passé
Mouhamadou Fadel Badji (18 ans), Khadim Gaye (21 ans), M. Mbengue (16 ans), Mohamed Moustapha Sarr (23 ans), Serigne Fallou Ndoye (20 ans), Babacar Mbaye Sène (18 ans), Khalil Ndao (19 ans) et Baye Cheikh: ce groupe de huit jeunes élèvé ont convenu de célébrer le nouvel An de façon bien singulière, en louant un appartement meublé à la Sicap Liberté 5. Malheureusement, ce qui devait être une célébration festive, finira par la mort par overdose de l’un d’eux.
Le jour des faits, relate L'OBS, Baye Cheikh et ses camarades, adeptes de sensations fortes, décident de fêter le nouvel an lors d’une soirée agrémentée de divers stupéfiants. Le principe acté, le groupe entre en contact avec Ch. D, bailleur d’un appartement meublé sis à la Sicap Liberté 5 qu’ils louent à 130 000 FCfa, le jour. L’accord conclu, la bande d’amis se donnent rendez-vous dans ledit appartement à 22 heures. Alors que leurs camarades rallient le lieu du rendez-vous, les nommés Fallou Badji et Khadim Gaye se rendent au populeux quartier de Fass où ils s’approvisionnent en chanvre indien. Dans le même temps, M. Mbengue se présente à l’appartement avec une chicha.
La pilule d’ecstasy appelée «Tik-tok» qui aurait conduit à l’overdose
Dans l’intimité de ce luxueux appartement meublé, les huit camarades se laissent aller, loin des regards et oreilles indiscrets. Selon des sources avisées de L'OBS, c’est sur ces entrefaites que Baye Cheikh décide de prendre sa dose en grillant 3 joints de chanvre. Dans le feu de l’action, «il a sorti une pilule d'ecstasy de couleur rose, communément appelée Tik-Tok, qu'il a cassée en deux parties. Il a avalé une moitié et offert l’autre à ses amis qui vont dissoudre la drogue dure dans une tasse, avant de se servir à tour de rôle», soufflent des sources du journal.
Dix minutes plus tard, le nommé Baye Cheikh, sans autre précision, mais domicilié à la rue 6 de la Médina, commence à se plaindre de maux de tête soutenus. Puis, d'un geste brusque, il se lève et se met à mâcher sa langue. Alors que ses camarades s’inquiètent de son sort, Baye Cheikh se met à suffoquer, éprouvant de sérieuses difficultés à respirer. Pris de panique, ses amis tentent de le secourir en lui faisant un massage cardiaque, en vain. Baye Cheikh reste inerte et demeure inconscient. Craignant le pire, ses camarades décident d’alerter les sapeurs-pompiers de Dieuppeul. Arrivés sur les lieux, les soldats du feu n’ont rien pu faire d’autre que constater la mort de Baye Cheikh.
Avisés, les limiers du commissariat de Dieuppeul vont, à leur tour, rappliquer sur la scène du crime. Sur place, les limiers retrouvent le défunt inerte, allongé sur le dos. Aucune trace de lutte ni de blessure n’a été constatée sur son corps. La perquisition des lieux a conduit à la découverte dans le salon, d’un sachet en plastique de couleur rouge contenant un sachet entamé de chanvre indien, une chicha, des résidus de joints de chanvre et un paquet de Rizla.
Le bailleur de l’appartement activement recherché
Au terme des constats d’usage, les sapeurs-pompiers ont procédé à l’enlèvement du corps sans vie qui sera déposé à la morgue de l’hôpital Fann. Sur instruction du procureur de la république près le tribunal de grande instance de Dakar, les médecins légistes dudit établissement sanitaire ont procédé à l’autopsie.
Les sept camarades d’infortune de Baye Cheikh, Mouhamadou F. Badji, élève domicilié à la Médina, Khadim Gaye, mécanicien domicilié à la Médina, M. Mbengue, mécanicien domicilié à la Médina, Mohamed M. Sarr, élève domicilié à la Médina, Serigne F. Ndoye, mécanicien domicilié à la Médina, Babacar Mb. Sène, domicilié à la rue 39 de la Médina et Khalil Ndao domicilié à la rue 43 de la Médina, sont conduits au poste.
Après audition, ils ont été placés en garde à vue pour détention et usage collectif de chanvre indien, détention et usage collectif de substances psychotropes et non-assistance à une personne en danger. Le bailleur de l’appartement Ch. D, introuvable, est activement recherché.