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À la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, l’ancien président sénégalais Macky Sall a exprimé ses inquiétudes face à l’affaiblissement du système multilatéral. Il a dénoncé la mise à l’écart croissante de l’ONU dans la gestion des crises internationales et plaidé pour un rétablissement de la confiance entre les grandes puissances afin de renforcer le rôle de l’Organisation.
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Prenant la parole devant l’Assemblée générale des Nations unies, Macky Sall a dressé un constat préoccupant de l’état du multilatéralisme. Selon l’ancien chef de l’État sénégalais, l’ONU est de plus en plus marginalisée dans la résolution des grandes crises internationales, alors même que sa vocation est de prévenir les conflits et de favoriser leur règlement. Évoquant notamment les tensions dans le détroit d’Hormuz ainsi que d’autres foyers de crise à travers le monde, il a regretté que l’Organisation soit fréquemment tenue à l’écart des négociations décisives, se retrouvant cantonnée à un rôle d’observateur plutôt que d’acteur central. Macky Sall a également mis en cause le fonctionnement du Conseil de sécurité des Nations unies. D’après lui, les rivalités persistantes entre les cinq membres permanents freinent l’action collective et limitent l’application des principes consacrés par la Charte des Nations unies. « La sécurité mondiale, la paix et la stabilité exigent un Conseil de sécurité qui fonctionne conformément aux dispositions de la Charte des Nations unies », a déclaré l’ancien président, estimant que le principal frein à une action efficace demeure le manque de confiance entre les grandes puissances.

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Face à cette situation, Macky Sall a appelé à dépasser les logiques de confrontation en favorisant un dialogue permanent entre les différents blocs géopolitiques. Il a notamment plaidé pour la mise en place de véritables « corridors de dialogue », destinés à maintenir les échanges diplomatiques même en période de fortes tensions. À travers cette intervention, l’ancien président sénégalais a lancé un appel à une refondation du multilatéralisme. Selon lui, seule une Organisation des Nations unies plus forte, plus crédible et soutenue par un engagement politique renouvelé de ses États membres sera en mesure de répondre efficacement aux défis sécuritaires, diplomatiques et humanitaires auxquels le monde est confronté.

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