Un recul par rapport aux deux précédents scrutins
Le troisième « straw poll » du Conseil de sécurité n’a pas permis à Macky Sall de maintenir les résultats enregistrés lors des deux précédentes consultations. Lors des deux premiers scrutins, le candidat sénégalais avait obtenu à chaque fois six voix favorables, sept défavorables et deux « sans opinion ». Cette fois, il recueille cinq voix « encourage », neuf « décourage » et une « sans opinion ». Il perd ainsi une voix favorable et voit le nombre d’avis défavorables augmenter de deux voix.
Macky Sall sort du groupe de tête
Avec cinq voix favorables, l’ancien chef de l’État sénégalais se retrouve désormais derrière les deux candidates qui occupent les premières places. La Costaricaine Rebecca Grynspan arrive en tête avec neuf voix « encourage », cinq « décourage » et une « sans opinion ». Elle est suivie par la Guyanienne Carolyn Rodrigues-Birkett, qui totalise huit voix favorables, six défavorables et une sans opinion. Macky Sall se retrouve également au même niveau qu’Olara Otunnu et Rafael Grossi, qui ont chacun obtenu cinq voix favorables. L’ancien président sénégalais compte toutefois neuf votes « décourage », contre sept pour le candidat ougandais et huit pour l’Argentin.
Le soutien de Dakar n’a pas encore modifié les résultats
Cette évolution intervient après le soutien officiel apporté en juillet par le président Bassirou Diomaye Faye à la candidature de son prédécesseur. Le dossier de candidature de Macky Sall avait été officiellement transmis aux Nations unies le 2 mars 2026 par le Burundi, selon les documents cités dans le dossier. À l’issue de ce troisième scrutin, les chiffres enregistrés au Conseil de sécurité ne montrent pas encore de progression de la candidature sénégalaise.
Un processus soumis à des règles précises
Le « straw poll » constitue une consultation indicative des quinze membres du Conseil de sécurité. Chaque membre se prononce sur les différents candidats à travers trois catégories : « encourage », « décourage » ou « sans opinion ». Pour qu’un candidat soit recommandé par le Conseil de sécurité, il doit obtenir au moins neuf voix sur quinze et ne pas faire l’objet d’un veto de l’un des cinq membres permanents : les États-Unis, la Chine, la Russie, la France et le Royaume-Uni. Le candidat finalement recommandé sera ensuite soumis au vote de l’Assemblée générale des Nations unies, qui compte 193 États membres.