Mbour : il balance les vidéos intimes de son ex, sa copine les expose… le scandale éclate
Une affaire de diffusion de contenus intimes a été jugée au tribunal de grande instance de Mbour, aboutissant à la condamnation de deux personnes à trois mois de prison ferme. Il s’agit de l’étudiante A. Sène et de son compagnon B. Ngom, reconnus coupables d’avoir relayé des vidéos à caractère obscène via l’application WhatsApp.
Selon les éléments rapportés à l’audience, la victime, identifiée sous les initiales A. F. Niang, entretenait par le passé une relation avec B. Ngom. Durant cette période, elle lui aurait transmis des vidéos intimes, dont il était l’unique destinataire. Toutefois, au début de sa nouvelle relation avec A. Sène, B. Ngom aurait partagé ces contenus avec cette dernière. Le 17 avril, A. Sène a ensuite diffusé lesdites vidéos sur son statut WhatsApp. Ces images ont rapidement circulé, accompagnées de propos injurieux visant la victime, notamment des accusations sur sa vie privée.
À la barre, la prévenue a expliqué avoir agi par esprit de vengeance. Elle a affirmé que la victime aurait propagé des rumeurs mensongères à son encontre, évoquant notamment une supposée grossesse suivie d’un avortement clandestin. Face à la propagation des vidéos et aux conséquences sociales qui en ont découlé, la victime a porté plainte auprès du commissariat central de Mbour. Interpellés, les deux mis en cause ont reconnu les faits lors de leur comparution. Suivant les réquisitions du parquet, le tribunal les a déclarés coupables et les a condamnés à une peine de trois mois de prison ferme. La partie civile, pour sa part, n’a pas sollicité de dommages et intérêts.