M. Fall, mariée en tant que seconde épouse depuis juin dernier, est poursuivie pour coups et blessures volontaires après l’agression de sa coépouse, S. Gueye, grièvement atteinte à l’arme blanche. Selon les éléments évoqués à l’audience, les faits remontent au mois de décembre. La victime se trouvait dans la cuisine lorsqu’elle aurait été attaquée par surprise.
Touchée au dos puis à l’abdomen, elle a tenté de fuir avant de s’effondrer. L’intervention rapide du voisinage a permis son évacuation vers l’hôpital Thierno Mouhamadoul Mansour Barro, où elle a reçu des soins d’urgence. L’enquête a également révélé que les deux familles avaient, dans un premier temps, tenté de régler l’affaire discrètement, retardant ainsi certaines démarches médicales et administratives, notamment l’établissement d’un certificat médical. À la barre, la prévenue a contesté la version des faits, évoquant un acte de légitime défense.
Elle affirme avoir été elle-même agressée dans sa chambre par sa coépouse. Une thèse rejetée par la victime, qui a décrit un climat de tensions et de conflits persistants depuis l’arrivée de la seconde épouse, accusant également leur mari d’avoir contribué à détériorer les relations au sein du foyer. Face à la gravité des blessures et à la violence des faits, le ministère public a requis une application rigoureuse de la loi. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré, avec un verdict attendu le 19 février prochain.