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Ndèye Bigué Sène, 19 ans, candidate malheureuse à l’édition 2026 du baccalauréat, a été retrouvé morte en plein forêt à Tivaouane. Son marabout, B. Ndiaye, a avoué l'avoir poignardée et étranglée selon un rituel macabre imposé par un mystérieux charlatan.
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Le 22 août 2026, vers 14 heures, la gendarmerie de Tivaouane est alertée par Djiby Sall, un habitant du quartier Seico, qui venait de faire une macabre découverte. Dans la brousse, à découvert, gît le corps sans vie d'une jeune femme, couchée sur le dos. Les premières constatations révèlent des traces évidentes de violences sur le corps de la victime.

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Babacar Ndiaye, le marabout qui priait pour sa fille durant les préparatifs de son examen, l'aurait appelée le jour même (le 22 aout) pour prendre des nouvelles de Bigué. Le marabout, présumé meurtrier affirme avoir échangé au téléphone avec Ndèye Bigué pour la dernière fois le 21 août vers 21 heures. Mais l'exploitation de son téléphone ne permet pas de retrouver la trace de ces appels, semant le doute sur sa sincérité.

Le protocole rituel

Mais en commissariat, les policiers ne lâchent pas l’affaire. Interrogé une seconde fois, le marabout passe aux aveux et reconnaît son acte criminel. Babacar Ndiaye affirme avoir agi sous l'emprise d'un marabout nommé Coulibaly, rencontré fortuitement dans un transport lors d'un voyage à l'intérieur du pays. Ce dernier lui aurait promis un avenir meilleur et la richesse, à condition de suivre ses instructions à la lettre. Il lui aurait remis une corne enveloppée d'un tissu rouge appelée «Naw Naw», ainsi que deux bouteilles, l'une vide et l'autre contenant une substance non identifiée.

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Le protocole rituel est d'une atrocité inouïe. Selon les infos de L'OBS, Babacar Ndiaye devait trouver une fille vierge, lui administrer la substance contenue dans la première bouteille pour la rendre sans défense, puis lui porter précisément cinq coups : deux coups sous le sein gauche, deux coups dans le dos et un coup au niveau du cou. Une fois les coups portés, le sang jaillissant devait être recueilli dans la bouteille vide. La dernière étape consistait à achever la victime par strangulation. Le sang ainsi prélevé serait ensuite utilisé par le marabout Coulibaly pour des rites mystiques censés apporter la richesse à son exécutant.

Le film d'un meurtre atroce

Babacar Ndiaye a reconnu avoir suivi ce protocole à la lettre sur Ndeye Bigué Sène. Il l'a attirée dans la brousse du quartier Seico, un endroit isolé propice à son sinistre dessein. C'est là qu'il a administré la substance, porté les cinq coups mortels, récupéré le sang et étranglé la jeune fille. Il est resté plus d'une heure avec le corps avant de quitter les lieux, puis a balancé le téléphone portable de la victime au niveau des rails, sans pouvoir indiquer l'endroit précis.

Ce que révèlent les perquisitions

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Cependant, les perquisitions effectuées au domicile du suspect n'ont pas permis de retrouver le «Naw Naw», les bouteilles ou la substance utilisée lors du rituel. La traque du mystérieux marabout Coulibaly ne fait que commencer, et les autorités espèrent remonter jusqu'à lui pour comprendre les rouages de ce réseau occulte. Par ailleurs, une mission de reconstitution des faits est envisagée, permettant de confronter les aveux du mis en cause aux éléments matériels du dossier.

Les enquêteurs s’échinent surtout à déterminer si Babacar Ndiaye était un simple exécutant ou s'il a agi de son propre chef, mettant fin à la jeune vie de Ndèye Bigué dans des conditions atroces.

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