Dans un rapport publié ce jeudi, le réseau international de chercheurs World Weather Attribution (WWA), spécialisé dans l’étude de l’impact du changement climatique, estime que 26 des 104 matches de la compétition pourraient se dérouler dans des conditions de chaleur extrême.
Le rapport a identifié au moins cinq matches, dont France-Sénégal, le 16 juin, dangereux pour la santé des joueurs en raison des températures importantes. Le match Sénégal-France, prévu le 16 juin 2026 au MetLife Stadium d'East Rutherford, est classé comme étant à haut risque en raison des prévisions de fortes chaleurs.
Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs se réfèrent à un indice de température - dit « au thermomètre globe mouillé » ou WBGT - qui prend aussi en compte l'humidité, l'ensoleillement ou la couverture nuageuse. Cet indice, qui conditionne la capacité du corps à se rafraîchir, est fréquemment utilisé comme référence pour les événements sportifs. Une température de l'air apparemment modérée peut en effet, combinée à l'humidité, devenir insupportable, voire mortelle. Un indice élevé de 28 °C WBGT équivaut ainsi à 38 °C par temps sec ou 30 °C par temps très humide.
Cinq de ces matches pourraient dépasser les 28 degrés WGBT, « un seuil dangereux au niveau duquel le syndicat des joueurs suggère que les matches devraient être annulés », a souligné Friederike Otto, cofondatrice du WWA, auprès de l'AFP. D'autres stades sont climatisés, diminuant le danger pour les joueurs et les spectateurs, mais « il existe aussi des risques pour les fans qui pourraient se rassembler à l'extérieur. Ils sont encore plus à risque car ils ne seront pas pris en charge par de nombreux médecins », a ajouté Otto.