L’ex-président sénégalais est officiellement en lice pour succéder à Antonio Guterres au poste de secrétaire général des Nations unies. Guterres, qui doit quitter ses fonctions à la fin de l’année 2026. Mais contrairement à l’usage, ce n’est pas le Sénégal, dont il fut le chef de l’État de 2012 à 2024, qui a déposé sa candidature, mais le président burundais, Évariste Ndayishimiye, par ailleurs président en exercice de l’Union africaine (UA).
Il nous revient que la succession d’António Guterres a officiellement commencé dans les couloirs des Nations Unies. Cinq candidats sont déjà en lice et, à partir d’avril, ils devront défendre leur vision devant les États membres lors d’auditions publiques devenues, au fil des années, un passage obligé de la diplomatie onusienne.En effet, les auditions devraient débuter la semaine du 20 avril, selon le calendrier actuel. Chaque candidat disposera de trois heures pour présenter sa vision, répondre aux questions des États membres et dialoguer avec la société civile.
Cinq candidats déclarés
Pour l’heure, cinq personnalités ont été officiellement nommées par leurs gouvernements pour prendre le relais d’António Guterres, l’ancien premier ministre portugais dont le second mandat de cinq ans s’achèvera à la fin de l’année. D’autres candidatures pourraient encore être déposées d’ici au 1er avril, date limite fixée pour permettre l’organisation des auditions. Outre Macky Sall, des noms comme Rebeca Grynspan (Costa Rica), Michelle Bachelet (Chili), et Rafael Grossi (Argentine/AIEA) sont mentionnés, selon Le Temps. Après les auditions, le Conseil de sécurité entamera ses délibérations en juillet, avec une recommandation finale en automne, et l'élection par l'Assemblée générale prévue pour décembre 2026.
Une sélection sous haute surveillance
Le processus se veut désormais plus transparent que par le passé. Les auditions publiques, introduites lors de la précédente succession en 2016, ont transformé ce qui était longtemps une négociation discrète entre grandes puissances en exercice diplomatique sous l’œil des médias et de la société civile. Chaque candidat devra présenter une déclaration de vision et répondre à des questions structurées autour des trois piliers des Nations Unies : paix et sécurité, développement durable et droits humains.
Les auditions d’avril ne constitueront toutefois qu’une étape. Comme le veut la tradition diplomatique, la décision finale reviendra au Conseil de sécurité, où les cinq membres permanents disposent d’un droit de veto, avant d’être formellement entérinée par l’Assemblée générale. Autrement dit, derrière les auditions publiques et les discours de transparence, la bataille décisive se jouera, comme toujours à l’ONU, dans les coulisses de la géopolitique.