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Boy Diop 2 : la police turque l'a confondu à un autre Sénégalais impliqué dans une affaire de vol

Phénomène de la lutte avec frappe sénégalaise, Boy Diop 2, surnommé «Borom Soow Mii», a déjà marqué l’arène, avec 13 victoires en 14 combats contre une seule défaite par décision arbitrale. Mais le pensionnaire de l’écurie Yeumbeul Marin n'aurait pas connu ce parcours honorable, et pour cause.
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Boy Diop 2 incarne la nouvelle génération montante de la lutte ave frappe. Surnommé «Borom Soow Mii», il était méconnu du grand public sénégalais, jusqu’au soir du 26 avril dernier où le natif de Yeumbeul (Banlieue dakaroise) a confirmé son potentiel en s’imposant face à Liss Ndiago de l’écurie Diamaguène Sicap-Mbao. Grâce à une technique solide et un mental affirmé, il s’impose progressivement comme l’un des espoirs les plus prometteurs de la lutte sénégalaise.

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13 victoires et une défaite pour 14 combats

Phénomène dans l'arène nationale, son entrée remarquée et son palmarès (13 victoires et une défaite pour 14 combats) n’occultent nullement sa technicité, dont des clés qui étoffent sa botte secrète. Son unique revers par décision arbitrale, concédé face à Mor Kang Kang en décembre 2024, reste une référence dans son apprentissage. Depuis, Boy Diop 2 a su rebondir avec constance et efficacité. Un bilan qui confirme sa montée en puissance dans l’arène.

Connu pour son palmarès de 13 victoires en 14 combats, celui qui est surnommé «Borrom Soow Mi» n'aurait pas connu ce succès, s’il n’avait pas refusé de signer le procès-verbal de la police turque lors de son voyage au pays de Recep Tayyip Erdoğan. L’enfant de Yeumbeul avait choisi la Turquie pour la préparation de son combat contre Mor Kang Kang. Mais Diop 2 ignorait qu’il allait vivre la pire journée de sa vie.

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Car après avoir rejoint son hôtel, il a reçu la visite surprise des policiers turcs. «A mon arrivée en Turquie, la police s’est présentée nuitamment dans ma chambre d’hôtel pour nous interpeller. Je ne comprenais rien de ce que les policiers me disaient, parce que je ne comprenais pas leur langue. Ils m’ont juste demandé de les suivre. Ils m’ont ensuite mis les menottes avant d’aller interpeller le reste du groupe», raconte le lutteur de Yeumbeul.

La police turque traquait un ressortissant sénégalais impliqué dans une affaire de vol de bijoux en or. Le lutteur explique : "Je pense qu’ils m’avaient confondu à un autre qui serait Sénégalais. Car lors de mon interrogatoire, ils m’ont montré sa photo. Bizarrement, nous avons la même morphologie et la même taille. Les enquêteurs m’ont demandé d’avouer le vol de bijoux en or, alors que je ne connais même pas les tenants et les aboutissants de cette histoire. Quand il a terminé son rapport, il m’a demandé de signer, ce que j’ai catégoriquement refusé."

Le lutteur d'ajouter : "Il a essayé de m’intimider en tapant sur la table. Mais je suis resté calme. Les policiers m’ont mis dans leur fourgonnette pour me présenter dans cinq autres commissariats, avant de me transférer à Ankara. Dans la capitale et après vérification, ils ont reconnu qu’ils s’étaient trompés de personne."

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Tout est bien qui finit bien. Boy Diop 2 ressortit libre de la police turque pour poursuivre la préparation de son combat contre Mor Kang Kang. Mais le malheur n’arrivant jamais seul, «Borom Soow Mii» écopera sa première défaite dans l’arène.

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