Polémique sur la dette secrète : l’État démonte les accusations du Financial Times
Le gouvernement du Sénégal est monté au créneau pour contester les informations publiées par le journal britannique Financial Times, qui évoquait la mobilisation de 650 millions d’euros via des mécanismes jugés opaques. Dans une note officielle, le ministère des Finances et du Budget a apporté des clarifications , rejetant toute idée d’emprunts dissimulés. Selon les autorités, l’ensemble des opérations de financement de l’État s’inscrit dans un cadre clairement défini par la Stratégie de gestion de la dette à moyen terme (SDMT).
Celle-ci repose sur une diversification des sources de financement, incluant à la fois les marchés locaux et internationaux, en monnaie nationale comme en devises. Le ministère précise que les ressources mentionnées dans l’article proviennent principalement d’émissions de titres publics réalisées sur le marché régional. Ces opérations, effectuées sous forme d’adjudications ouvertes, respectent les règles de transparence en vigueur et font l’objet de publications régulières accessibles au public et aux partenaires financiers. Concernant la participation d’investisseurs étrangers, les autorités expliquent que ceux-ci interviennent conformément aux mécanismes habituels du marché. Ils acquièrent des titres en franc CFA après des opérations de change, avec la possibilité de reconvertir leurs gains en devises à l’échéance, dans le respect des règles financières en vigueur. Le gouvernement insiste également sur le fait que ces financements sont pleinement intégrés dans le plan de financement de l’État et qu’ils respectent les plafonds fixés par les lois de finances.
Les opérations réalisées en 2025 s’inscriraient ainsi dans une stratégie maîtrisée, visant à diversifier les instruments de financement sans sortir du cadre réglementaire. Par ailleurs, les autorités soulignent que ces opérations ont été conduites conformément aux orientations de la SDMT et avec l’aval du Parlement, notamment à travers la seconde loi de finances rectificative pour 2025. Elles ajoutent que ces informations ont été partagées avec les partenaires techniques et financiers, dont le Fonds monétaire international (FMI), avec lequel des échanges ont eu lieu.