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Entre souvenirs de vestiaire, rigueur tactique et fierté des origines, ses anciens mentors et coéquipiers, Luis Fernandez, René Girard et Olivier Dacourt, livrent un regard croisé sans concession sur ce nouveau défi qui attend Patrick Viera sur le banc des Lions du Sénégal.
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Olivier Dacourt : "Le Sénégal avait une grande place dans son coeur"

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"Ça fait longtemps que je le connais. On a joué ensemble en équipe nationale Espoirs, puis en équipe de France A et à l’Inter Milan. Donc, je connais très bien Patrick Vieira. Même s’il a joué pour l’équipe de France, l’homme était fier de ses origines. Le Sénégal avait une grande place dans son cœur."

"On ne le voyait pas comme entraineur"

"On ne le voyait pas du tout dans ce rôle. Impossible. C’est quelqu’un de très réservé. Même quand on le connaît très bien, on ne le connaîtra jamais assez. Dans le vestiaire, on avait beaucoup de leaders, et Patrick en était un. Mais quand on voit sa riche carrière à Arsenal et son parcours exceptionnel, c'est finalement logique."

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"A Arsenal, les supporters chantaient qu’il venait du Sénégal"

"Même s’il n’a pas porté le maillot de l'équipe nationale, il a toujours montré qu’il est Sénégalais. À travers lui, il y avait l’équipe de France, mais aussi le Sénégal. A Arsenal, les supporters chantaient qu’il venait du Sénégal. Il a porté haut et fier le Sénégal partout où il a joué."

Luis Fernandez : "Patrick a toujours fait les bons choix"

"Il a très tôt montré des qualités en tant que joueur. La preuve : il est parti en Angleterre avant de devenir champion du monde avec l’équipe de France en 98. C’est une belle carrière de footballeur. C’est quelqu’un qui ne m’a laissé que de bons souvenirs à l’AS Cannes. Quand vous êtes entraîneur, que vous lancez un jeune et qu’il réussit ce que vous lui demandez de faire… J’estime qu’il a fait ce qu’il fallait avec un excellent état d’esprit."

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"Patrick a toujours été sérieux dans sa préparation, à l'écoute des consignes de son entraîneur, du staff et des joueurs plus anciens. Il était admiratif. Patrick a montré de réelles qualités et a confirmé, dans la suite de sa carrière, ce qu’il avait commencé chez nous. (Le brassard de capitaine ?) C’est parce qu'il avait un état d’esprit remarquable, malgré son jeune âge. Patrick a toujours fait les bons choix et s’est imposé en créant une bonne connexion avec ses partenaires."

"Si on le laisse tranquille, il réussira à mettre en place une bonne structure"

Patrick Vieira est quelqu’un qui a des valeurs. Dans le monde du football d’aujourd’hui, c’est important d’avoir quelqu’un qui pense au collectif, au club, et qui sait mettre les joueurs dans de bonnes dispositions. Si on le laisse tranquille, si on le laisse travailler, il réussira à mettre en place une bonne structure, un bon système et une bonne animation de jeu pour que le Sénégal puisse à nouveau rayonner.

René Girard : "Patrick est quelqu’un de très grand, pas seulement par la taille, mais aussi par le talent"

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«Je ne suis pas surpris de voir Patrick Vieira devenir sélectionneur du Sénégal. Après sa carrière de footballeur, sa volonté a toujours été de devenir entraîneur et d’apporter tout son savoir à ses joueurs. Il a été un footballeur exceptionnel. Quelqu’un de très grand, pas seulement par la taille, mais aussi par le talent. Donc, je ne suis pas surpris. Je connais son professionnalisme, sa rigueur et, tout simplement, son talent. Tout cela sera un atout prépondérant pour l’équipe nationale du Sénégal.»

"Ce n'est pas un fouettard"

« À son poste, il était le meilleur. Ce qu’on faisait de mieux. C’est un garçon simple qui, avec beaucoup d’humilité, a tout donné sur le terrain pour son pays. Il était difficile de faire mieux que ce que nous apportait Patrick. Dans le vestiaire, ce n’est pas un gueulard, quelqu’un qui crie ou qui tape sur la table, mais il est respecté. Déjà, il a une stature qui en impose par sa taille. De plus, au-delà de ce physique, c’était un technicien exceptionnel. Il s'imposait par ce qu'il représentait, sans crier, sans faire de vagues. Plus que les paroles, son comportement et ses regards sur le terrain en imposaient. Ce n’est pas un père fouettard..."

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