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Contrairement aux informations véhiculées, la mesure de vidéo-verbalisations n’est pas encore opérationnelle.
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L’information a été largement relayée, ces derniers jours, sur les réseaux sociaux. A travers un document, il est fait état de la mise en service effective des radars automatiques sur les autoroutes à péage ainsi que sur plusieurs axes stratégiques de Dakar. L’application de lourdes sanctions avec de fortes sommes d’argent a été même annoncée. Le ministère des Transports terrestres et aériens a démenti ces informations qui n’émanent pas de ses services, selon Mandiaye Faye, directeur de la Sécurité et de la circulation routière, joint par L’Observateur. Même si le projet n’est pas encore opérationnel, un décret présidentiel a déjà été pris, en octobre 2025, fixant les montants et les modalités d’application et de recouvrement des amendes forfaitaires pour contraventions routières constatées par vidéo-verbalisations.

Un projet en phase test

Certes, le ministère des Transports a un projet majeur sur la vidéo-verbalisation, mais c’est encore en phase test. Le projet n’est pas encore mis en œuvre. Mieux, il ne s’agit pas d’un dispositif de vidéo-verbalisation, mais, sur les autoroutes, on a mis des caméras vidéo-verbalisateurs en mode test. Le directeur de la Sécurité et de la circulation routière informe que ce projet est en laboratoire depuis un an et demi, voire deux ans, avec une phase pilote qui a démarré par la région de Dakar mais aussi, les autoroutes du Sénégal font leur partition, parce qu’une partie de ces grandes autoroutes-là va être dotée de ce contrôle automatisé pour pouvoir suivre tout ce qui s’y passe.

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20 000 FCfa d’amendes pour les infractions...

Les amendes pour les infractions comme le non-port d’une ceinture de sécurité homologuée dès lors que le siège qu'il occupe en est équipé, sont estimées à 20 000 FCfa. Le même montant est retenu concernant l'usage du téléphone au volant. Idem pour le franchissement ou le chevauchement d'une ligne continue dont le montant de l’amende est fixé à 20 000 FCfa par le décret. Qui a aussi retenu le même montant pour les infractions, comme le non-respect du sens de circulation, le dépassement des vitesses maximales autorisées (de 5 à 20 km/h), le dépassement des vitesses maximales autorisées (≥ 20 km/h), le dépassement effectué en dehors des conditions autorisées, le non-port d'un casque homologué pour les conducteurs et passagers d'une motocyclette, d'un tricycle à moteur, d'un quadricycle à moteur ou d'un cyclomoteur.

«Le montant de l'amende doit être acquitté dans un délai de huit (08) jours, auprès du service compétent. Passé ce délai, le montant de l'amende est majoré de 50%. L’acquittement de l'amende doit être effectué par paiement électronique, frais de paiement à la charge du contrevenant. La responsabilité du paiement incombe au conducteur s'il est identifié ou au propriétaire du véhicule dans le cas contraire. En cas de non-paiement d'une contravention routière, une opposition est faite sur le permis de conduire du conducteur ou à défaut sur le véhicule. Le Trésor public peut engager des poursuites pour recouvrement forcé», selon le décret. Les sanctions vont au-delà de l’aspect pécuniaire. Il y a une partie réglementaire du Code de la route qui est en train d’être finalisée au niveau du ministère. Selon Mandiaye Faye, directeur de la Sécurité et de la circulation routière, qui soutient que cette partie-là prend en charge le cadre réglementaire des sanctions détectées par vidéo-verbalisations.

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Il affirme : «Toute infraction sera sanctionnée à hauteur de ce qui est prévu par le Code de la route, c'est-à-dire si l’infraction justifie une amende, elle sera appliquée. Si l’infraction dépasse l’amende, la peine prévue par le Code de la route ou le Code pénal sera appliquée.» Le contrevenant peut demander communication des images le concernant dans le cadre d'une infraction constatée par vidéo-verbalisations. Selon toujours le décret qui ajoute qu’il dispose d'un délai de quinze (15) jours pour contester la verbalisation devant l'autorité compétente. «Ce recours, précise le document, ne saurait suspendre le paiement de l'amende dans les délais. Il peut, en outre, saisir la Commission des données personnelles (Cdp) en cas d'abus.» Les usagers de la route sont avertis en attendant la mise en œuvre de ces nouvelles dispositions. 

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