Publicité

Thiès : accusé de vol, il dénonce une accusation de vengeance après avoir refusé de coucher avec la plaignante

Un homme poursuivi pour vol devant le tribunal de Thiès conteste les faits et avance la thèse d’une accusation motivée par un différend avec la plaignante. Le parquet, de son côté, estime les charges suffisamment établies et a requis une peine avec sursis.
Publicité

Le prévenu, identifié sous les initiales A. NG, chauffeur de profession, est poursuivi pour le vol présumé de plusieurs biens, notamment trois sacoches, un téléphone portable ainsi qu’une somme d’argent. À la barre, la plaignante, identifiée comme M. N., a soutenu que le mis en cause se serait introduit à plusieurs reprises dans son domicile pour y dérober des effets personnels.

Publicité

Revenant sur les faits à l’origine de la procédure, elle a affirmé avoir surpris l’homme aux alentours de 4 heures du matin, après qu’il aurait pénétré dans la maison en escaladant un mur et en empruntant une fenêtre située au niveau de la cage d’escalier.Elle affirme l’avoir poursuivi sans parvenir à l’intercepter, tout en soutenant l’avoir formellement reconnu. Estimant avoir subi un préjudice matériel important, la plaignante a réclamé une indemnisation à hauteur de 365 000 FCFA. Son époux, présenté comme une personne à mobilité réduite, a corroboré ses déclarations devant la juridiction.

Tribunal de Thiès
Tribunal de Thiès
Publicité

De son côté, le prévenu a catégoriquement rejeté les accusations portées contre lui. Reconnaissant connaître la plaignante et avoir fréquenté son domicile, il nie toute implication dans les faits de vol. À la barre, il a avancé une version différente, évoquant un différend d’ordre personnel. Selon ses déclarations, la plainte serait motivée par un conflit consécutif à des avances qu’il affirme avoir déclinées à plusieurs reprises. Malgré ces dénégations, le Parquet a estimé que les éléments du dossier permettaient de retenir la culpabilité du prévenu. Il a ainsi requis une peine de trois mois d’emprisonnement avec sursis, assortie d’une amende de 50 000 FCFA. À l’issue des débats, le tribunal a mis l’affaire en délibéré. Le verdict est attendu le 4 mai 2026.

Publicité