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Transports : les syndicats prolongent la grève faute d’accord avec l’État

Les négociations entre les autorités et les transporteurs n’ont pas permis d’aboutir à un compromis. Les syndicats maintiennent leur mot d’ordre de grève, dénonçant l’absence d’engagements concrets.
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Le bras de fer se poursuit entre l’État et les acteurs du transport routier. Réunis ce dimanche pour tenter de trouver une issue à la crise, les responsables de la Fédération des syndicats des transports routiers du Sénégal (FSRTS) n’ont pas obtenu satisfaction, à l’issue des discussions engagées avec les autorités. À la sortie des échanges, le secrétaire général de la fédération, Fallou Samb, a précisé que l’ensemble des points contenus dans le préavis a été examiné. « Nous avons discuté sur le fond du préavis. Des propositions ont été faites, mais pour la plupart il s’agit de renvoyer les discussions dans une commission ad hoc afin de continuer à échanger et négocier », a-t-il déclaré.

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Toutefois, ces propositions n’ont pas convaincu les syndicats, qui attendaient des mesures immédiates. « Nous avons demandé quelque chose de palpable à remettre à nos bases, mais ce n’est pas le cas », a regretté le responsable syndical. Face à ce qu’ils considèrent comme un manque d’avancées concrètes, les leaders syndicaux ont décidé de suspendre leur participation aux discussions pour consulter leurs bases. En conséquence, le mot d’ordre de grève est maintenu jusqu’à nouvel ordre. Les transporteurs justifient leur mouvement par plusieurs revendications restées sans réponse. Ils dénoncent notamment les tracasseries routières lors des contrôles, le non-respect des engagements relatifs à la réduction des points de contrôle, ainsi que des dysfonctionnements persistants dans la gestion des gares routières. Dans ce contexte de blocage, l’incertitude demeure quant à une reprise rapide des activités, alors que les usagers continuent de subir les conséquences de cette grève prolongée.

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