Un charretier sombre dans le coma après avoir volé deux moutons
L’accusation vient d’une redoutable famille de malfaiteurs
Au quartier Saliou Ndir, situé dans la commune de Djeddah-Thiaroye-Kao, cinq individus, armés de couteaux et de projectiles en tout genre, ont traîné dans la rue un charretier du nom de Saïbatou Ndiaye. Agé juste de vingt-sept ans, il a failli passer de vie à trépas. Selon les infos de L'OBS, tout a démarré par une anodine accusation de vols de moutons dans ce quartier populeux de la banlieue où les vols en tout genre sont légion. Sauf que cette fois, l’accusation vient d’une redoutable famille de malfaiteurs et de repris de justice.
Dans cette famille, des jumeaux qui ont toujours une bande de malfaiteurs sous leur coupe, terrorisent tout un quartier. Mêlés aux coups les plus fumeux en banlieue, «Seikh yi» sont connus et craints : l’un, en l’occurrence Assane, croupit en prison pour meurtre, alors que le second, Ousseynou, vient d’être élargi de prison. Il y a quelques jours, la mère de famille, K. Sène, âgée de 75 ans, constate la disparition de deux moutons de l’enclos. Malgré le poids de l’âge et sa démarche mal assurée, elle se rend, en fin d’après-midi, au domicile d’un charretier du nom de Saïbatou Ndiaye qu’elle tance vertement. K. Sène l’accuse d’avoir volé les deux moutons et le somme de les restituer sous peine d’en toucher un mot à son fils et à sa bande.
Un avertissement qui n’ébranle outre mesure le charretier, surtout que ce dernier nie toute implication dans le vol des deux moutons. Mauvaise réponse. Il est 22H environ lorsqu’Ousseynou alias «Seikh bi» réunit quatre parmi les membres de sa bande, les uns armés de couteaux et de bâtons, les autres des briques à la main. Ensemble, ils campent dans le quartier et guettent la sortie de Saïbatou qu’ils interceptent dans la rue. Lorsque la voix de Ousseynou tonne, les passants pressent le pas et s’éloignent, personne n’intervient. Le charretier tremblant comme une feuille morte, sent son heure sonnée.
Pris au collet, insulté, il est envoyé au sol par un croc-en-jambe avant que les coups de bâton ne pleuvent sur lui. Pendant que certains le piquent avec leur couteau, d’autres lâchent les briques sur le pauvre charretier. Un supplice qui va durer une dizaine de minutes avant que la bande ne décide de vider les lieux, abandonnant la victime dans son sang. Le charretier présente de graves blessures à la tête. Alertés, les éléments de la Brigade de recherches de la police de Thiaroye découvrent la victime plongée dans le coma. Il est immédiatement évacué à l’Hôpital Idrissa Pouye de Grand-Yoff où il est toujours aux soins intensifs.
K. Sène (75 ans), mère des jumeaux, sous mandat de dépôt
Après les constats d’usage et les témoignages recueillis sur les lieux de l’expédition punitive, les éléments de la Brigade de recherches de la police de Thiaroye ont procédé à l’interpellation de K. Sène, la mère des jumeaux accusée d’être l’instigatrice de la tentative de meurtre commis par son fils et sa bande. Elle a été placée sous mandat de dépôt, hier mardi 14 avril 2026, pour complicité de tentative de meurtre. Son fils Ousseynou «Seikh bi» et sa bande sont activement recherchés par la police de Thiaroye.