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Deux jours après un double séisme d’une rare violence, le Venezuela panse ses plaies. Alors que le bilan provisoire fait état d’au moins 235 morts et des milliers de blessés, les opérations de sauvetage se poursuivent dans des conditions difficiles, soutenues par une aide internationale en cours de déploiement.
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Les recherches pour retrouver des survivants se sont intensifiées vendredi au Venezuela, frappé mercredi par deux puissantes secousses de magnitude 7,2 et 7,5. Selon le dernier bilan officiel communiqué par les autorités, au moins 235 personnes ont perdu la vie et plus de 4.300 autres ont été blessées. Dans les zones les plus touchées, notamment à La Guaira, au nord de Caracas, les secours s’activent sans relâche. Sur place, les sauveteurs, souvent dépourvus d’équipements adéquats, fouillent les décombres à mains nues ou à l’aide d’outils rudimentaires. Les images diffusées montrent des scènes de désolation, avec des immeubles effondrés et des familles désespérées tentant de retrouver leurs proches ensevelis.

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Le ministre de la Santé, Carlos Alvarado, a indiqué que de nombreux corps sans vie ont été transportés vers les structures sanitaires. De son côté, le président de l’Assemblée nationale, Jorge Rodríguez, a évoqué 157 personnes portées disparues, tandis que plus de 200 individus seraient encore coincés sous les gravats. Le drame a également touché plusieurs ressortissants étrangers, parmi lesquels des Espagnols, des Portugais, des Brésiliens et des Chinois. Madrid a par ailleurs signalé la disparition de plusieurs dizaines de ses citoyens. Sur le terrain, chaque opération de sauvetage est menée avec une extrême prudence.

À intervalles réguliers, les équipes interrompent leurs efforts pour observer un « silence absolu », dans l’espoir de percevoir des signes de vie sous les ruines. Les secouristes, épuisés, poursuivent néanmoins leur mission jour et nuit. Face à l’ampleur de la catastrophe, la solidarité internationale s’organise. Plusieurs pays ont dépêché des équipes spécialisées, à l’image des secouristes mexicains surnommés les « Taupes » ou encore d’unités suisses. Les États-Unis ont également annoncé une aide conséquente, incluant le déploiement de moyens militaires et une enveloppe financière de 150 millions de dollars. Par ailleurs, un premier contingent militaire américain est arrivé à Caracas pour coordonner l’assistance humanitaire.

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Cette mobilisation intervient dans un contexte diplomatique particulier, marqué par un récent rapprochement entre Washington et Caracas. La Turquie, habituée à ce type de catastrophes, a également envoyé des équipes accompagnées de chiens de sauvetage. Sur le plan national, les autorités vénézuéliennes ont décrété l’état d’urgence afin de faciliter la gestion de la crise. Selon les données du Service géologique des États-Unis (USGS), il s’agit du séisme le plus puissant enregistré dans le pays depuis plus d’un siècle. Dans un Venezuela déjà fragilisé par une crise économique persistante, la catastrophe humanitaire en cours représente un défi majeur pour les autorités et la population.

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