Soulignant l'importance stratégique de ces ressources, il a toutefois exprimé une certaine réserve concernant leur gestion et leur impact potentiel sur l'économie nationale. « En 2024, nous amorçons un débat crucial sur l'exploitation du pétrole et du gaz. J'ai pris mes distances sur ce sujet car il est essentiel de bâtir le Sénégal sans dépendre uniquement du pétrole et du gaz, des produits dont les prix peuvent fluctuer et avoir un impact significatif. Il est essentiel d'établir les bases d'une croissance solide et diversifiée, au-delà de ces ressources naturelles », a-t-il affirmé.
Amadou Ba appelle à plus de prudence concernant ces nouvelles découvertes, soulignant son expérience en tant qu'ancien ministre des Finances et Premier Ministre où il n'a que rarement tablé sur les revenus du pétrole. Il a mis en avant la nécessité d'attendre plusieurs années avant de pouvoir évaluer les retombées réelles de l'exploitation pétrolière et gazière sur l'ensemble des Sénégalais.
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« Il est impératif de patienter au moins quatre ou cinq ans après le début de l'exploitation pour commencer à constater les effets concrets du pétrole et du gaz sur notre pays. C'est un sujet d'une importance cruciale sur lequel je reviendrai ultérieurement pour offrir une évaluation plus approfondie », a-t-il déclaré.
En reprenant ces arguments, le candidat à la dernière présidentielle a souligné son engagement en faveur d'une gestion responsable et réfléchie des ressources naturelles du Sénégal, visant à garantir des avantages durables pour l'ensemble des citoyens, tout en préservant la stabilité économique à long terme.