L'Inspection du Travail a contrôlé 5275 établissements

L'Inspection du Travail solde ses comptes et répond à ses détracteurs qui la qualifie d'Inspection "inutile".

Inspection du travail

Téné Gaye, Inspecteur régional du travail et de la sécurité sociale de Dakar, a apporté des réponses à ceux qui, depuis un certain temps, s’attaquent à l’Inspection générale. L’ancien secrétaire général du syndicat des inspecteurs et contrôleurs solde ses comptes. "A l’instar des autres agents publics, nous ne servont pas des hommes, mais l’Etat", a-t-il martelé.

Il a profité de l’occasion pour revenir sur les contrôles effectués en 2023 dans 5275 établissements. « A l’issue des 5275 établissements contrôlés, 2677 ont été convoqués, 1307 ont fait l’objet d’observations orales, 768 d’observations écrites, 86 ont reçu des mises en demeure et 03 des procès-verbaux d’infraction », a révélé Téné Gaye, dans un entretien avec L’Observateur.

Selon l'Inspecteur, ils ne sont pas arrêtés là. « Un dispositif de suivi a été mis en place dans chaque inspection pour progressivement, amener ces entreprises à se conformer ». Ainsi, a-t-il ajouté, « sur les 11 655 cas de non-conformités recensés, seuls 2293 ont été régularisés, soit un taux de 19,67%. La faiblesse de nos moyens juridiques d’intervention explique largement ce faible taux ».

Depuis quelques temps, l'Inspection générale est la cible d'attaques venant de travailleurs déçus de voir leurs problèmes restés sans suite. Dans sa réponse, l'Inspecteur M. Gaye a tenu à leur faire comprendre qu'ils ne disposent pas assez de moyens juridiques.

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« Les inspecteurs et contrôleurs du travail et de la sécurité sociale, en leur qualité de hauts fonctionnaires et de cadavres moyens, ne sont nullement concernés par un quelconque changement de régime…Même si l’information périodique à n’endroit des usagers est inscrite dans l’agenda des inspections, il faut reconnaitre que depuis quelque temps, nous sommes le souffre-douleur de certains compatriotes et que ceci explique, en partie, cette offensive », a-t-il souligné d'emblée.

Cependant, il dit comprendre leur frustration. « Nous comprenons la frustration de certains travailleurs déçus de voir leurs problèmes restés sans suite, alors que l’Inspection du travail est directement saisie par leurs soins ou informés par le biais des contrôles ».

« Seulement, a-t-il avancé, ces travailleurs ignorent que les Inspecteurs et Contrôleurs du travail ont des moyens juridiques d’intervention limités, alors que la célérité et l’efficacité attendus d’eux, en tant que corps de contrôle, sont grandement fonction de moyens coercitifs dont ils disposent ». M. Tine de conclure en informant qu'n de leur point de revendication est justement dans ce sens. La réforme du code du travail en cours prendra en compte cette préoccupation.

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