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Migraines pendant le Ramadan : trois causes fréquentes à connaître

Avec le début du Ramadan, marqué cette année par le jeûne quotidien du lever au coucher du soleil, de nombreuses personnes signalent l’apparition de maux de tête parfois intenses. Ces migraines, fréquentes durant la première semaine, sont souvent liées aux bouleversements du rythme de vie. Explications et conseils pour mieux les prévenir.
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Chaque année, les premiers jours du Ramadan s’accompagnent, pour certains fidèles, de céphalées persistantes, voire de véritables crises de migraine. Le jeûne implique une modification soudaine des habitudes alimentaires, du sommeil et de l’hydratation. Or, la migraine est une pathologie neurologique particulièrement sensible aux changements.

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Une maladie déclenchée par les changements de rythme

Les personnes sujettes aux migraines savent combien leur organisme réagit aux variations d’habitudes. Modifier les heures de repas, retarder le coucher ou réduire l’apport en eau peut suffire à déclencher une crise. Durant le Ramadan, les repas sont concentrés autour du suhoor (repas pris avant l’aube) et de l’iftar (rupture du jeûne au coucher du soleil). Cette réorganisation soudaine représente un stress pour l’organisme, notamment durant la première semaine, période d’adaptation souvent délicate. Les personnes déjà migraineuses sont les plus exposées à ces épisodes.

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Le sevrage en caféine, un facteur sous-estimé

Parmi les causes les plus fréquentes figure l’arrêt brutal du café. La caféine agit comme un stimulant auquel le corps s’habitue progressivement. Lorsque sa consommation cesse soudainement, un phénomène de sevrage peut apparaître.

Résultat : maux de tête, fatigue inhabituelle, irritabilité. Ces symptômes surviennent généralement dans les 24 à 48 heures suivant l’arrêt. Pour limiter ce risque, les spécialistes recommandent de réduire progressivement la consommation de café quelques semaines avant le début du Ramadan, afin d’éviter un choc brutal pour l’organisme.

La déshydratation, un déclencheur majeur

Le manque d’hydratation constitue une autre cause importante. Le corps humain étant majoritairement composé d’eau, le cerveau est particulièrement sensible à une baisse des apports hydriques. Pendant l’iftar, l’attention se porte souvent sur le repas, parfois copieux, au détriment d’une hydratation suffisante. Pourtant, une dette en eau peut rapidement provoquer des céphalées et favoriser l’apparition d’une migraine. Les professionnels de santé conseillent de boire régulièrement entre le coucher et le lever du soleil, de répartir les apports en eau sur la soirée et d’éviter les boissons trop sucrées ou excessivement caféinées, qui peuvent accentuer la déshydratation.

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Le manque de sommeil, un déclencheur fréquent

Le troisième facteur déterminant est la perturbation du sommeil. Durant le Ramadan, les horaires changent : coucher plus tardif, réveil très matinal pour le suhoor, siestes irrégulières. Cette désorganisation entraîne une dette de sommeil. Or, le manque ou l’irrégularité du repos fait partie des principaux déclencheurs de migraine. Maintenir un rythme aussi stable que possible, préserver un temps de sommeil suffisant et limiter l’exposition aux écrans tard le soir sont des mesures simples mais efficaces.

Mieux comprendre la migraine

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La migraine se manifeste par une douleur pulsatile, souvent localisée d’un côté de la tête. Elle peut s’accompagner de nausées, d’une sensibilité accrue à la lumière ou au bruit et durer de quelques heures à plusieurs jours. Ses déclencheurs varient d’une personne à l’autre : stress, variations hormonales, jeûne prolongé, déshydratation, manque de sommeil ou changement brutal d’habitudes. Pendant le Ramadan, plusieurs de ces facteurs peuvent se cumuler, expliquant l’augmentation des crises chez certaines personnes.

Comment prévenir les migraines pendant le Ramadan ?

Plusieurs gestes simples peuvent aider : réduire progressivement la consommation de caféine avant le début du jeûne ; s’hydrater régulièrement entre l’iftar et le suhoor ; privilégier des repas équilibrés et éviter les excès ; préserver un rythme de sommeil stable ; consulter un médecin en cas de migraines fréquentes ou invalidantes.

En cas de pathologie chronique ou de douleurs inhabituelles, un avis médical personnalisé reste indispensable. Certaines situations peuvent nécessiter un aménagement du jeûne, conformément aux recommandations médicales.

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