Né en 1951 à Fatick, Babacar Touré est un journaliste et homme d’affaires sénégalais. Diplômé en sociologie et sciences politiques (Master Degree), en journalisme et communication, et titulaire d’un certificat de maîtrise d’anglais, Babacar Touré a complété sa formation au Centre d’études des sciences et techniques de l’information (CESTI), au sein de la promotion 1979.

Il entre par la suite au quotidien Le Soleil puis obtient une bourse pour étudier aux États-Unis. Plus tard, il se forme à l’Institut français de presse, au Centre de perfectionnement des communicateurs africains de l’UQAM, au Michigan State University et au Kansas State University.

De retour au Sénégal, il travaille au sein de l’ONG Enda Tiers-monde.

En 1986, il fonde avec ses anciens collègues du Soleil, Abdoulaye Ndiaga Sylla, Ibrahima Fall et Sidy Gayede, Sud hebdo, devenu Sud Quotidien en 1993. Il prend la tête du Sud Communication, groupe qui compte également Sud FM, à partir de 1994 première radio privée du pays, une chaine télévision privée, LCA, basée en France et l’Institut supérieur des sciences de l’information et de la communication (ISSIC), école de journalisme à Dakar.

Babacar Touré est membre fondateur de l’Union nationale des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (UNPICS), devenue plus tard Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (SYNPICS).

Il a été membre du Conseil économique et social (CES) du Sénégal, du bureau de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (CNES), de la Société de sociologie du Midwest (Midwest Sociological Society, Des Moines, Iowa), du National Democratic Institute for International Affairs (NDI-USA), de l’Institut Panos, du Collège des conseillers africains de la Banque mondiale.

En novembre 2012, il est nommé président du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) en remplacement de Nancy Ngom Ndiaye.

Sa soif de découverte et son modèle de comportement imprègnent encore le Groupe qu’il a ciselé de ses mains avec d’autres camarades . Il était un démocrate épris de débats féconds, ouverts au monde avec la saisissante contribution des Gens de l’hémisphère Sud. Sud était né. Pour lui le dialogue commence par le respect mutuel des hommes qui l’environnent. Un Homme-Monde a tiré sa révérence. Son souffle s’estompe. Mais ce qu’il a insufflé ne cessera d’inspirer le journalisme qui perd en lui l’un de ses plus flamboyants représentants. Son œuvre, immense, prévaudra.