Le décès de Jean Meïssa Diop, ancien étudiant et ensuite formateur au Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti) de Dakar a ému plus d’un. Le défunt journaliste a été enterré hier dans sa terre natale de Ndiaganiao.

Les collègues et étudiants de Jean Meïssa Diop n’en reviennent toujours pas après avoir appris son décès. La pluie de témoignages continue de s’abattre, surtout au Cesti où Jean Meïssa Diop était presque une référence. Youssou Konté, président de l’Amicale des étudiants du Cesti, 48 ème promotion, se dit très touché par le décès du Pr Diop. «C’est une nouvelle qui nous a bouleversés en tant qu’étudiants du Cesti. La disparition du professeur Jean Meïssa Diop est une perte immense pour la famille du Cesti dont nous faisons partie aujourd’hui. Il fut un bon journaliste encadreur, un complice des étudiants. Il était très proche de nous et nous chérissait bien», dit-il. Et d’ajouter : «Je me rappelle lors de notre première rencontre au Cesti, il me disait : jeune homme, vous êtes la relève donc faîtes bien votre travail en ayant en bandoulière l’éthique et la déontologie». En effet, l’encadreur Jean Meïssa Diop avait été recruté par l’établissement à la suite du départ de Djib Diédhiou. Il avait en charge l’encadrement de la première et deuxième année, en presse écrite. M. Konté de conclure : «Avant tout, nous venons de Dieu, à Lui nous retournerons. Professeur Jean Meïssa Diop va nous manquer à jamais. A jamais dans nos cœurs, notre cher encadreur et ami commun. Nous prions pour le repos éternel de votre âme», souligne dit-il.

Ses confères journalistes avec qui il avait l’habitude de travail à WalfQuotidien ont aussi témoigné. «Un homme courtois, très disponible que j’ai connu il y’a une vingtaine d’années alors que j’étais correspondant du groupe Walfadjri à Saint-Louis. Il était pour moi un encadreur. Il ne cessait de nous prodiguer des conseils alors que nous étions très jeunes dans le métier», déclare Mama Moussa Niang. Actuellement journaliste à la télévision nationale (Rts), M. Niang d’ajouter : «Jean est pour nous également un formateur. Au Cesti où on s’est rencontré plus tard il avait fait de moi son interlocuteur auprès des étudiants. Chaque fois qu’il avait un empêchement ou bien, il allait accuser du retard il m’appelait. Jean est humble et très effacé. Il aime partager son savoir. Au Cesti, il donne des documents à longueur de journée. Il est interpellé à n’importe quelle heure sur des questions relatives aux médias».

Jean Meïssa Diop a aussi encadré des jeunes étudiants sortis tout droit du Cesti. Mamadou Biaye, aujourd’hui formateur à la même école se souvient de lui comme un journaliste intègre, rigoureux et professionnel dans l’âme. «Il n’était pas dans les chaines de télévisions, dans les différentes rédactions… Il était simple. Et aujourd’hui toute la presse est unanime pour dire qu’il est le meilleure», précise-t-il. Et de revenir : «Il aimait donner des petits surnoms. Chacun avait son petit surnom particulier. Il faisait ce qu’il prônait, c’est-à-dire l’orthodoxie dans le métier, bien faire son travail et correctement le faire». Quant à ses étudiants qu’il avait la charge d’encadrer, tous se disent très touchés par l’annonce de sa disparition.