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Italie : Les restes d’un ouvrier sénégalais retrouvés 20 ans après sa disparition

Du nouveau dans l’affaire Mohamed Modou Sow, un ouvrier sénégalais disparu en Italie en mai 2001. Son corps sans vie a été retrouvé dans une forêt italienne, 20 après sa disparition.

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Il y a 20 ans, le 16 mai 2001, notre compatriote, Mohamed Sow dit Modou, ouvrier à l’usine Pulimetal di Paruzzaro, avait disparu. A la fin de sa journée de travail, Mohamed qui résidait à Invorio depuis 1998 et qui avait 28 ans au moment de sa disparition, n’est plus jamais retourné chez lui et personne ne l’avait plus jamais vu. Les thèses de la disparition mystérieuse, de l’éloignement volontaire et du meurtre brutal ont été avancées. 20 ans après, quasiment jour pour jour, les restes du Sénégalais ont été découverts à Gattico, une commune italienne de la province de Novara, voisine de celle de Invorio, où il résidait. Après la découverte de ses restes, l’enquête sur sa disparition a été rouverte.

Son employeur et présumé meurtrier acquitté

En effet, après sa disparition, ses employeurs, Rocco Fedele et Domenico Rettura, ont été accusés de l’avoir assassiné. Selon les policiers et carabiniers de la section de police judiciaire du parquet de Verbania, qui se sont basés sur des témoignages, ce sont Fedele et Rettura, propriétaire et collaborateur de l’entreprise, qui l’ont tué, le jour même de sa disparition, lors d’une dispute sur le paiement de son salaire. Mais au terme d’une procédure judiciaire pleine de rebondissements, les accusés ont été définitivement acquittés en juillet 2015 par la Cour suprême, après avoir été condamnés à 14 ans par la Cour d’assise d’appel, qui avait lui-même cassé l’acquittement prononcé en première instance.

Mais deux ans après leur acquittement, le propriétaire de l’usine et son contremaitre en 2018, les deux employeurs ont été arrêtés pour appartenance à la «Ndrangheta», une organisation mafieuse de la région de Calabre, (sud de l’Italie, à l’est du Mezzogiorno) fondé en 1960 et qui a plus de 60 000 membres. Ils tenaient le Pulimetal de Paruzzaro, une de ces petites fonderies qui travaillait le cuivre, avec des conditions draconiennes de travail et de salaire pour les employés. C’est d’ailleurs pour ça que le jour du drame, Modou avait décidé d’arrêter le travail, mais ne tenait pas à partir sans encaisser son salaire qu’on lui devait. Une réclamation qui lui sera fatale.

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