La CIJ ordonne à Israël de cesser « immédiatement » ses opérations militaires

La CIJ a ordonné ce vendredi 24 mai à Israël de stopper son offensive militaire sur la ville de Rafah, à l'extrême sud de la Bande de Gaza. Cette annonce intervient suite à une requête de l'Afrique du Sud qui accuse Israël de génocide et dans le cadre des mesures conservatoires visant à prévenir ce crime dans le territoire palestinien.

Israeli soldiers are seen near the Gaza Strip border in southern Israel on March 4, 2024.AP Photo/Ohad Zwigenberg

Fin décembre, saisie par Pretoria, la plus haute juridiction de l'ONU avait ordonné à Israël de faire tout ce qui était en son pouvoir pour prévenir tout acte de génocide et permettre l'entrée de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza.

La Cour a franchi une nouvelle étape en ordonnant désormais un arrêt immédiat de l'offensive militaire et toute autre action menée dans le gouvernorat de Rafah, qui serait susceptible « d'infliger au groupe des Palestiniens de Gaza des conditions d'existence capables d'entraîner sa destruction physique ou partielle ».

Le président de la CIJ, Nawaf Salam a en outre estimé que les mesures d'évacuation d'Israël n'étaient pas suffisantes pour protéger les civils palestiniens et qu'Israël devait maintenir le passage de Rafah ouvert pour une aide « sans restriction ». Autre demande de la CIJ : la libération immédiate et inconditionnelle des otages retenus à Gaza. Les juges ordonnent aussi à l’État hébreu de permettre aux agences onusiennes d’accéder à la Bande de Gaza pour pouvoir y mener des enquêtes sur les crimes en cours.

Les ordonnances de la Cour sont obligatoires mais il est peu probable qu’Israël mette fin à son opération militaire à Rafah. Les décisions de la plus haute cour de l’ONU continuent néanmoins d’embarrasser l’État hébreu, et peut-être aussi ses alliés, dont les États-Unis et l’Allemagne, qui restent ses principaux fournisseurs d’armes.

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De plus, la décision tombe quelques jours seulement après la décision du procureur de la CPI de demander des mandats d’arrêt contre le premier ministre israélien et les principaux responsables du Hamas.

Après plus de sept mois de guerre, Pretoria a salué la décision « plus ferme » de la CIJ concernant Israël. Même approbation de la part du Hamas, qui déplore que cette décision se limite « seulement à Rafah ».

Israël s'est défendu en affirmant qu'il « n'a pas mené et ne mènera pas d'opérations militaires dans la zone de Rafah qui créent des conditions de vie susceptibles de conduire à la destruction de la population civile palestinienne, en tout ou en partie », selon un communiqué commun du ministère des Affaires étrangères et du Conseil de la sécurité nationale.

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