La Russie accélère la création d’un bloc anti-Occident

La diplomatie russe a de nouveau parlé d’elle sur la scène internationale avec la réception du dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un par le président Vladimir Poutine. Cette rencontre a suscité de vives réactions et des interrogations quant aux véritables intentions de la Russie. Dans une tribune publiée hier matin dans The Washington Post, le journaliste spécialisé en affaires internationales, Marc Champion, analyse la stratégie de la Russie, qui semble se profiler comme un acteur central d'un bloc anti-occidental en rassemblant des nations partageant des intérêts communs.

Vladimir Poutine

Le rapprochement entre Vladimir Poutine et Kim Jong-un est le dernier exemple en date de la diplomatie audacieuse de la Russie. Kim Jong-un a même invité le président russe à visiter la Corée du Nord. Cette rencontre peut être perçue comme un signal fort, suggérant que la Russie cherche à renforcer ses liens avec des nations qui se sont historiquement opposées aux puissances occidentales.

Marc Champion souligne que la Russie semble en train de forger un front avec des pays partageant ses préoccupations et ses intérêts. Il note que, jusqu'à récemment, il n'existait pas d'ennemi stratégique travaillant activement contre l'Occident, mais que la Russie est en train de combler ce vide. Parmi les autres acteurs de ce front anti-occidental, l'Iran, jadis tenu à distance par le Kremlin, s'est rapproché de la Russie au fil des ans.

En 2015, la Russie avait utilisé son influence pour encourager l'Iran à suspendre son programme nucléaire, y compris ses projets présumés d'armes nucléaires. Toutefois, depuis lors, les relations entre les deux nations se sont considérablement renforcées.

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Marc Champion évoque également l'expansion de l'influence russe en Afrique, où la Russie « parraine des coups d'État dans le but de faire tomber des dirigeants pro-occidentaux qui s'opposent à ses intérêts ». Cette démarche souligne la volonté de la Russie d'agir de manière proactive pour promouvoir ses intérêts sur la scène internationale.

Il convient de noter que cette dynamique est qualifiée de moins structurée et plus informelle que la Guerre froide bien connue, mais elle n'en est pas moins importante.

La question qui reste en suspens est de savoir comment les puissances occidentales réagiront face à cette évolution.

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