'Karim Wade aurait des échanges réguliers avec le Président Macky'

Alors que le scrutin approche, Karim Wade n’a toujours pas clarifié ses intentions et la date de son retour au Sénégal est bien gardée. Mais selon une source de Jeune Afrique, "Wade-fils aurait des échanges réguliers avec le président Macky Sall."

Macky Sall et Karim WADE

Son retour au Sénégal est régulièrement mais sans suite. Pourtant, Karim Wade brille davantage par son silence que par ses éclats médiatiques à l’approche de l’élection présidentielle du 25 février 2024. Même la réforme électorale qui lui a ouvert, début août 2023, les portes du prochain scrutin après des années d’inéligibilité n’a pas suffi à le faire sortir de sa réserve. Pas plus que sa revanche sur la Cour de répression de l’enrichissement illicite, finalement supprimée fin juillet.

A un peu plus de 5 mois, c’est encore le mystère autour de la date d’arrivée de Karim Wade au Sénégal. Mais Jeune Afrique a donné des détails sur la vie au Qatar de Wade-fils. Le journal indique qu’elle demeure elle aussi nimbée de mystère, recélant que « Karim Wade appartient à une équipe chargée de conseiller l’émirat en matière d’investissements. Il serait ainsi devenu un interlocuteur privilégié dans le cadre des investissements réalisés dans plusieurs pays d’Afrique par le fonds souverain qatari ».

Un homme de l’ombre introduit dans plusieurs capitales à travers le continent confie à Jeune Afrique que « l’intéressé aurait des échanges réguliers avec le président Macky Sall ». En vertu d’un mystérieux « protocole de Doha », qui n’a jamais été éclairci, ni par le PDS ni par l’entourage présidentiel, Karim Wade se serait engagé en 2016 – par médiateurs qataris interposés – à ne pas perturber la présidence du successeur d’Abdoulaye Wade au Palais de la République, entre-temps réélu dès le premier tour pour un mandat de cinq ans, ce qui impliquait qu’il se tienne à distance du pays et limite ses interventions sur les réseaux sociaux au strict minimum ».

« Dans une campagne présidentielle, quel que soit le parti, on a rarement affaire à un candidat idéal, analyse notre ancien cadre du PDS. Il s’agit le plus souvent d’un candidat de circonstance, dont les chances de succès dépendent en partie de son aptitude à se laisser façonner afin d’incarner un recours susceptible de convaincre les électeurs. »

S’il a depuis longtemps quitté les rangs du PDS, notre interlocuteur estime toutefois qu’en 2015, « la candidature de Karim Wade représentait une belle perspective ». Et laisse à penser, même s’il ne le dit pas explicitement, que cette option resterait porteuse, à moins de six mois de l’échéance. À la condition toutefois que l’intéressé se décide enfin à cesser de jouer l’arlésienne, écrit le journal panafricain.

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