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La démocratie salie et sauvée ? [Opinion du Contributeur]

En toute vraisemblance, la coalition Yewwi Askan Wi de même que la coalition Benno Bokk Yakaar seront bien présentes aux élections législatives de juillet 2022.

Conseil constitutionnel Sénégal

Les deux entités respectivement de l’opposition et du pouvoir, ont soulevé la frayeur ces derniers temps à cause de négligences qui ont failli ruiner les espoirs de les voir participer à ces joutes. Le Conseil constitutionnel a manifestement établi que les erreurs ne peuvent et ne doivent empêcher des candidatures en vue des législatives prochaines.

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Les Sept Sages, en disant le droit ont certainement insisté sur l’esprit au-delà de la loi. À quoi bon avoir une posture d’exclusion si l’on sait que la démocratie c’est avant tout le « gouvernement du peuple pour le peuple et par le peuple ». Elle est certes le « moins pire des systèmes » mais elle obéit à des règles qui voudraient que le plus nombre dicte la loi. C’est bien de la quantité dont il s’agit ici. La qualité est un idéal. Le parrainage est un filtre qui permet d’éviter les candidatures loufoques, très peu sérieuses. En principe, il cultive la rigueur et abhorre la triche et les légèretés.

Hélas, son objectif a été faussé depuis la présidentielle de 2019 avec une manière cavalière de procéder du régime qui donnait raison à ceux qui fustigeaient une sélection des candidats qui devaient faire face au président sortant. La marche des choses ont montré que les faits se sont déroulés comme l’avait prédit le Premier ministre d’alors Mouhamadou Boune Abdalah Dionne qui avait très tôt révélé que les candidats seraient au nombre de Cinq. Une véritable « sélection présidentielle » soulignaient les plus caustiques.

Les mêmes causes peuvent reproduire les mêmes effets. Le système n’a pas changé. Les acteurs n’ont pas changé. Mais les conséquences sont imprévisibles. C’est peut-être ce qu’a compris le Conseil constitutionnel qui s’est souvent singularisé par une passivité complice face à bien des contentieux. Pour cette fois-ci, il a coupé la poire en deux pour départager les deux plus grandes coalitions en compétition. Les autres crient au scandale, à la compromission et aux deals. Aar Sénégal et Gëm sa bopp notamment sont bien dans leur rôle.

La politique chez nous, plus qu’ailleurs, c’est hélas une question d’existence médiatique . Et à force de coups de gueule, ces coalitions pourraient porter les habits des grands…Des grandes coalitions.

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