La disparition de l’actrice Halima Gadji continue de susciter émotion et souvenirs dans le milieu artistique. Quarante jours après son décès, plusieurs témoignages émergent pour saluer la mémoire de celle qui avait marqué le public africain par son talent et sa présence à l’écran. Dans un entretien accordé au quotidien L’Observateur, l’actrice et ancienne mannequin Kadia Sall s’est confiée sur les liens qu’elle entretenait avec l'actrice disparue.
Connue jusqu’ici pour ses apparitions devant la caméra, Kadia Sall s’apprête à franchir une nouvelle étape dans sa carrière artistique. Elle travaille actuellement sur son premier film en tant que réalisatrice, un projet intitulé « Judduwaat », qui marque pour elle un tournant important dans son parcours. Selon ses confidences, Halima Gadji faisait partie des toutes premières personnes à qui elle avait parlé de son ambition de passer derrière la caméra. La réalisatrice explique que la défunte actrice avait immédiatement accueilli l’idée avec enthousiasme et l’avait encouragée à aller au bout de ce projet. « C’est avec elle que j’en ai parlé en premier », a-t-elle confié, soulignant la confiance et l’estime qui caractérisaient leur relation. Au fil des années, les deux femmes avaient tissé des liens solides dans l’univers audiovisuel sénégalais.
Halima Gadji s’était notamment imposée comme l’une des figures marquantes des séries africaines grâce à son rôle de Marième Dial dans la série à succès « Maîtresse d’un homme marié », une production qui a largement contribué à populariser les séries sénégalaises à l’échelle du continent. Kadia Sall décrit une relation faite de respect et de discrétion, loin des projecteurs et de l’exposition médiatique. Selon elle, leurs échanges étaient réguliers et nourris par des discussions autour de leurs expériences professionnelles et personnelles. La réalisatrice affirme également que l'actrice disparue lui témoignait une grande considération. « Elle m’appelait grande sœur », a-t-elle révélé, évoquant une relation marquée par la bienveillance et le soutien mutuel. Mais au-delà de l’admiration artistique, la disparition d’Halima Gadji a été un choc profond pour Kadia Sall.
Elle reconnaît avoir eu du mal à accepter la nouvelle dans les premiers jours. « J’ai mis trois jours à accepter sa mort », a-t-elle confié, expliquant que le processus de deuil n’a véritablement commencé qu’après avoir rencontré les proches de la défunte. La réalisatrice raconte que se rendre auprès de la famille et visiter la tombe de son amie a été une étape importante pour faire face à cette perte. « Il a fallu que j’aille voir la famille et que je me rende au cimetière pour commencer à accepter son départ », a-t-elle expliqué. Quarante jours après la disparition de l’actrice, ces confidences témoignent de l’empreinte profonde qu’Halima Gadji a laissée, non seulement auprès du public, mais aussi auprès de ses collègues et amis du monde artistique. Son souvenir continue ainsi de vivre à travers les hommages et les projets de ceux qui ont partagé une partie de leur parcours à ses côtés.